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Editorial

Pat…éthique

On devait s’y attendre. À un an de la présidentielle, le parti MMM quitte la barque. En 2013, il avait fait le même coup restant pendant quatre ans au sein du gouvernement avant de faire cavalier seul à la présidentielle et finir en tête des battus. Mais en revenant au pouvoir, Andry Rajoelina l’a récupéré en renommant son fondateur Hajo Andrianainarivelo, ministre de l’Aménagement du territoire et des Travaux publics croyant peut-être à un miracle. Il va lui enlever les Travaux publics étant donné que toutes les routes nationales se trouvent dans un piteux état et que les chantiers n’avancent pas comme il faut. En revanche, les remblais prolifèrent avec la conséquence dramatique que tout le monde a constaté lors du passage des cyclones.

Il avait donc déjà un pied en dehors du gouvernement et a préféré transformer une éviction certaine en un acte de bravoure, un exemple de courage politique. Ainsi va la pratique politique sans éthique et sans moralité. On ne peut pas rester dans un gouvernement pendant trois ans et le dénigrer par la suite en coupant l’arbre où on est assis.

Qu’on le veuille ou non, beaucoup de politiciens doivent leur « réussite » à Rajoelina et non le contraire. Depuis 2013, ils sont pas mal à graviter autour du fondateur du TGV avec la seule intention de profiter de leur position. Actuellement, les masques sont en train de tomber les uns après les autres. Des ministres coupables de corruption sont mis à nu, des directeurs auteurs de corruption et d’abus de biens sociaux se découvrent comme par enchantement…

Des brebis galeuses qui éclaboussent l’image de l’État en général et du président en particulier. À quelque chose malheur est bon, Rajoelina a une opportunité d’assainir et de distinguer le bon grain de l’ivraie. C’est le moment ou jamais de donner la responsabilité à ceux qui sont convaincus des velirano, ceux qui sont déterminés à mener à terme les promesses de la campagne électorale.

Il reste un an pour rectifier le tir et de se débarrasser de tous les parasites qui gangrènent l’appareil d’État. La situation lui est favorable puisque les opportunistes sans vergogne lui facilitent la tâche. Le plus difficile c’est de se débarrasser d’un semblant d’ami. Quand c’est lui qui sent que la fourberie va se savoir et voir, on ne peut que lui souhaiter bon vent.

1 commentaire

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  • pathétique que cet éditoréaliste qui incombe l’incompétence de son prèz adoré à la kyrielle de bras cassés qu’il a choisi, qui se ressemblent s’assemblent à Madagascar: le voleur sent le voleur !!!