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Affaire kraoma – Basculement vers un autre contrat russe ?

Les employés de Kraoma demandent plus de transparence dans la gestion de la société minière.

Les employés de Kraoma réclament leur salaire non obtenu depuis le mois de décembre. Une revendication qui risque de ne pas être satisfaite. Le problème est plus profond.

Enième sonnette d’alarme et encore des non- dits. La situation se complique et s’embourbe. Les employés de la société Kraomita Malagasy (Kraoma) s’unissent pour mettre du poids à leurs revendications. Les employés de Brieville-Tsaratanàna et le personnel du bureau d’Antananarivo se sont regroupés en masse devant le siège de la société à Ampefiloha, hier. « Nous décidons d’unir nos voix pour augmenter la pression sur nos dirigeants. Nous demandons des explications sur le retard de paiement de notre salaire, impayé depuis le mois de décembre. Sans parler de nos conditions sociales qui se dégradent de jour en jour », explique, Roméo Rasolofomanantsoa, employé de Kraoma. La plateforme d’échanges entre le personnel, la direction et le Conseil d’administration, annoncée au mois de février 2019 par le ministre des Mines et des ressources stratégiques, Fidiniavo Ravokatra, ne voit toujours pas le jour. Un dispositif qui aurait pu dégager plus de transparence sur les problématiques de la société d’État qui a cessé officiellement sa production au mois d’août 2019.

Contrat d’amodiation

Le personnel, comptant quelques cinq cent personnes, s’est dit, en droit de demander des éclaircissements sur ce qui se trame réellement en haut lieu. Une situation de déjà-vu depuis 2018.

Les revendications ne seront pas satisfaites dans un proche avenir. Pour cause, il n’y a pas de bénéfices car il n’y a pas de production ni de vente officielle. Le plan de redressement de Kraoma est axé sur la recherche d’autres partenaires. Le contrat avec la société russe Ferrum Mining, prévue investir 16 millions de dollars dans la joint venture Kraoma Mining, n’a jamais été clair. Le partenaire russe a été vu comme « obscur » car il ne figure pas dans le registre des géants miniers russes comme on a laissé croire. Des investigations poussées ont démontré que le CEO annoncé a pris un prête-nom et qu’il n’y a que neuf employés dans la dite société sise dans un petit local de Saint-Petersburgh en Russie. Le partenariat n’a pas suivi les règles des appels d’offres. Mais, les Russes de Ferrum Mingsont ont officiellement remis 198 000 dollars pour régler le salaire et des employés au mois d’août, septembre et octobre 2018. « Le contrat d’amodiation permettant l’exploitation moyennant des redevances périodiques a donné lieu à d’autres engagements financiers mais dont le montant réel reste inconnu. Le circuit par où est passé ce «fonds» important reste un mystère », révèle une source. Les Russes attendent donc ce retour d’investissements qui n’a jamais eu lieu et qui pourrait justifier leur départ au mois de novembre. Mais pour sûr, ils ne sont pas prêts d’abandonner ce qu’ils ont « offert », réellement. Le ministre actuel semble vouloir oublier ce contrat russe et se serait tourné par contre vers un autre partenaire, Russe, le Gazprom. Mais comment régler le premier contrat russe ?

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  • C’est simple. Le Russe rachète la dette avec des intérêts et rembourse son compatriote. Et Madagascar se retrouve encore de plus en plus endetter jusqu’à ne plus avoir de droit sur la mine.

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