Zara Randriamanakoto - « La femme est une révolution silencieuse »


Le Dr Zara Randria­manakoto a porté haut le drapeau malgache. Cette astrophysicienne est celle qui a permis à Madagascar d’intégrer le cercle fermé de l’Union astronomique internationale (UAI), en 2018. L’UIA regroupe les astronomes chercheurs professionnels actifs du monde entier et qui tient lieu d’autorité reconnue internationalement pour la dénomination des corps célestes. Peut-être que Zara Randriamanakoto ait la tête dans les étoiles, mais elle a, bel et bien, les pieds sur terre. Elle a bien prouvé que Madagascar, notamment, les femmes malgaches, ont leur place dans la recherche de part un projet qu’elle a rédigé et qui a conduit la proclamation de Madagascar, membre de l’UIA, lors d’une Assemblée générale à Viennes, en août 2018. Zara Randriamanakoto est très engagée dans la promotion de l’astronomie et de la science. Elle a créé le réseau Ikala SMET, pour promouvoir les femmes de science. Pour l’heure, elles ne sont que deux à travailler dans le domaine de l’astrophysique à Mada­gascar. « La femme est une révolution silencieuse », lance-t-elle, hier, dans le cadre de la célébration de la journée internationale des femmes e t des filles de science. Son vécu inspire beaucoup de jeunes filles. Elle n’était pas prédestinée à avoir cette brillante carrière en astronomie. « Petite, j’étais une élève de niveau moyen. Puis, à la classe de 9ème, j’ai obtenu une moyenne de 19,50/20. La sensation que j’ai reçue en obtenant cette note m’a marquée. J’ai aimé la sensation. Depuis, j’ai fait beaucoup d’efforts pour maintenir ce niveau. Puis, en classe de terminale, j’ai à peine réussi le baccalauréat, avec une mention passable, car j’étais malade. J’ai eu une bonne note en physique, ce qui m’a permis d’intégrer la faculté de Sciences », témoigne cette fille d’une professeure de physique chimie et incite les jeunes à ne pas baisser les bras. « Ce n’est pas la fin du monde, si vous rencontrez des problèmes », indique-t-elle.
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