Régions

Décentralisation – L’Allemagne finance le développement communal

Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Tianarivelo Razafimahefa et l’ambassadeur de la RFA, Michael Derus.

Un financement de 31.7 millions d’euros par la banque KfW et l’agence de coopération GIZ. Il permettra la construction d’infrastructures communales.

Dans le cadre de l’Accord intergouvernemental de coopération technique et financière entre la République de Madagascar et la République fédérale d’Allemagne, un programme de développement émergent, mis en œuvre par le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation pour la concrétisation des Velirano, a été mis en place à travers deux projets.

Les deux gouvernements ont convenu de mettre en œuvre une deuxième phase de deux programmes, de 2020-2024, dans les régions Boeny, Diana et Analamanga, afin de consolider les acquis.

Le lancement officiel du projet de développement communal inclusif et de décentralisation phase II, ou « PDCID II / KfW et le ProDéCID II /GIZ », s’était ainsi déroulé à la salle de réunion de l’hôtel Baobab Tree à La Corniche, samedi après-midi. Y ont assisté le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Tianarivelo Razafimahefa et l’ambassadeur de la RFA, Michael Derus. Les autorités locales conduites par le chef de la région Boeny, le Préfet de Mahajanga, et les maires de la région Boeny étaient aussi présents.

Le financement de la phase II du PDCID/ KfW est évalué à hauteur de 16,6 millions d’euros, à titre de don par le KfW. Cette phase vise l’amélioration de l’accès de la population aux infrastructures et aux services de base, favorisant le développement socio- économique local ainsi que le renforcement des capacités des communes en termes de maîtrise d’ouvrage communale et de bonne gouvernance.

Vu que le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, via le Fonds de développement local (FDL), a mis en œuvre le projet, l’État y contribuera à hauteur de 0.83 millions euros.

Le projet dure cinq ans et prévoit la construction ou la réhabilitation des pistes rurales, des écoles avec l’acquisition d’équipements, de matériel ou d’outils pédagogiques. D’autres infrastructures socio-économiques ainsi que des bâtiments administratifs jugés prioritaires par les communes bénéficiaires seront aussi incluses dans le projet.

Obligatoire

« Si nous lançons actuellement la deuxième phase, cela suppose que la première a été concluante et les efforts consentis méritent d’être continués et capitalisés car la décentralisation et le développement local ne se font pas en un seul jour », a déclaré l’ambassadeur.

Parallèlement, le ProDéCID/GIZ phase II, mis en exécution par le GIZ est financé à hauteur de 15.2 millions euros. Pendant trois ans, le projet visera à augmenter de 50% les ressources locales des communes, et à promouvoir le développement économique local, le renforcement de la participation citoyenne, le renforcement des capacités des autorités locales et l’amélioration des services communaux

« La décentralisation n’est pas un choix, elle est obligatoire pour le développement de Madagascar.On ne peut pas avancer sans débuter par un développement local. Pour la première fois dans l’histoire, les 2/3 du budget du ministère sont consacrés dans la décentralisation », a aussi souligné le ministre.

La mise en place de ces deux projets de développement communal inclusif et de décentralisation, s’inscrit dans la vision du Président de la République afin d’instaurer une politique de
décentralisation émergente.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter