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Editorial

Feuille déroute

La capitale au bord de l’isolement. Ironie de l’histoire, la où certains politicards ont échoué en 1991 puis en 2002, la nature est en train de réussir. Si il y a vingt ans, ils ont dynamité les ponts pour empêcher la circulation des hommes et des biens entre Tana et les provinces, cette fois c’est l’usure combinée au mauvais met à mal des portions importantes des routes nationales. La RN2 est au bord de la coupure à plusieurs endroits. Le trajet Tana-Toamasina (368 km) que l’on fait auparavant en six heures prend désormais une demi-journée voire davantage. Rien que l’axe Tana-Moramanga ( 100 km) prend six heures .

La RN 7 est sérieusement menacée d’effondrement du côté de Sambaina comme ce fut le cas il y a une dizaine d’années. L’état de cet axe sud est catastrophe jusqu’à Toliara. La RN 4 axe important au niveau économique et social se trouve également dans une situation inédite depuis plusieurs années. Elle est plus ou moins impraticable. Les camionneurs menacent d’arrêter de travailler si aucune réparation n’est entamée sur la RN2. Les transporteurs ont marre des accidents de camions survenus ces derniers temps et causés par l’état lamentable de la route. Ils ont donné un ultimatum de six jours aux autorités pour déclencher les travaux de réparation. On peut très bien les comprendre. Mais il faut également savoir et on n’a pas peur de le dire que les gros camions constituent le principal facteur de la détérioration rapide des routes.

Comme ils sont de plus en plus gros et de plus en plus nombreux alors que les routes sont conçues pour des tracks de 15 tonnes au maximum. Sur la RN2, construite par les Chinois en 1990, plusieurs centaines de camions d’une moyenne de 30 tonnes circulent tous les jours, il est clair que la chaussée se casse facilement et rapidement. C’est d’ailleurs aussi le cas sur la RN4 et la RN 7. Toutes les routes sont d’ailleurs le théâtre d’accidents fréquents et mortels de par leur état et leur exiguïté. Comme solutions, de deux choses l’une. Soit on interdit l’importation de gros camions de 40 à cinq essieux, soit on élargit la chaussée. L’État a choisi la deuxième option plus réaliste et conforme aux exigences du développement. La feuille de route n’a jamais été aussi actuelle.

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  • Merci pour l’édito avec un titre qui parle de lui même, même non commenté. J’ai parcouru une grande partie de « news » et voici ma conclusion. RIEN NE VA. TOUT EST FIORITURE ET DESOLATION! Y-A-T-IL UN PILOTE DANS L’AVION? OU UN CAPITAINE A LA BARRE (pour éviter de frustrer nos amis les marins)? OU UN DISK JOCKEY POUR ANIMER LA PARTIE? OUI PAPA, IL Y EN A MAIS…On va à la dérive et tel que j’ai évoqué voici quelques mois: ICI TOUT EST DE FORME MAIS LE FOND…Tout ce qui est fait est une coquille vide. Lorsque je vois les EPP MANARAPENITRA sans instructeur, en voie de délabrement, tellement c’est « crado » je me dis. Eh les malgaches…où va-t-on? Réveillons-nous! Loin de moi l’idée de posusser les gens à la « revolte » mais tous les métiers à Madagougou sont des métiers à risque. Voyez les camionneurs! RIEN NE VA LES CHEFS SAUF LES VOLS EN TOUT GENRE (DETOURNEMENTS – DE MADAGASCAR AIRLINES (en pleine exploitation malgré sa situation, même NON CERTIFIE, EH OUI, NON CERTIFIE). Oh lala! Quel malheur!