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Aires protégées – La population de base impliquée

Une nouvelle approche est adoptée pour préserver les aires protégées qui subissent de fortes pressions actuellement. Il s’agit de prioriser la population riveraine afin qu’elle soit impliquée dans la préservation et qu’elle ne puisse plus participer activement à la destruction de l’aire protégée. Dans la région Atsimo-Andrefana, cette nouvelle approche a fait ses preuves. Notamment dans le trafic de tortues. « Nous avons recensé près de dix mille saisies. Alors que pour les années 2019 et 2020, ce chiffre était moins signifi­catif », explique le directeur régional de l’environnement et du développement durable de la région Atsimo-Andrefana.

« La pression anthropique ne concerne pas que la forêt. Les animaux la subissent également. En particulier, la tortue, qui fait la particu­larité de la région. Nous avons mis en avant l’importance de la population locale dans la lutte contre le trafic », enchaîne le responsable. L’importance de la dénonciation a é té soulignée. « Lorsque les communautés riveraines de l’aire protégée sont responsabilisées, elles ont la volonté de dénoncer les trafics de tortues », ajoute le responsable.

Dans la région Boeny où l’aire protégée Ankara­fan­tsika a connu une défo­restation significative du fait de la migration, la popu­lation locale a été sensi­bi­lisée. La population riveraine a toujours été laissée pour compte lors­que des financements de préservation des aires protégées sont débloqués. Avec la nouvelle approche, il s’agit de diminuer les financements pour la con­servation et la recherche, pour miser sur le développement et les conditions de vie de la population riveraine. « Cette approche est adoptée afin de conscientiser la population locale sur l’importance de l’aire protégée », indique Ihando Andrianjafy, directeur interrégional du développement durable (DIREDD) Boeny et Betsiboka. L’ancienne approche consiste à créer une activité génératrice de revenu (AGR) comme la dotation de ruche.

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