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Consommation – Les prix des viandes flambent

Une hausse généralisée de 2% sur le prix du kilo des viandes s’applique depuis le week-end.

En mal d’approvisionnement. Les bouchers à Antananarivo commencent à souffrir d’un ralentissement des livraisons en viandes et en saucisses.
« Nous sommes obligés d’augmenter le prix du kilo en raison d’un problème d’approvisionnement partant du fournisseur. Les viandes disponibles chez le fournisseur diminuent en quantité. Les demandes se font nombreuses en dépit d’une offre insuffisante justifiant l’augmentation de la valeur d’une denrée à partir du moment où elle est recherchée », explique un boucher propriétaire de points de vente dans trois arrondissements de la capitale.

Au marché municipal de Mahamasina, les boucheries n’affichent plus les prix tandis que dans le quartier d’Ambanidia, davantage de viandes restent disponibles chez les bouchers.
« Il a fallu augmenter les prix de 2% car notre fournisseur souffre d’une difficulté en approvisionnement. Les viandes se font rares selon lui. Le fournisseur supporte alors des coûts supplémentaires pour réunir les quantités de viandes à livrer à toutes les boucheries auxquelles il doit des livraisons quotidiennes. Depuis vendredi, les quantités de viandes livrées sont rationnalisées. Pour combler un éventuel manque à gagner, les bouchers revoient à la hausse le prix par kilo pour le cas de la viande de zébu, de porc et des saucisses », indique un boucher à Soanierana, dans le IVème arrondissement de la capitale.

Pas de spéculation
Selon un boucher à Analakely, « Par prudence, le prix est communiqué verbalement à tout client venant acheter. La difficulté à retrouver de la viande leur est expliquée. Il n’y a pas de grogne jusque-là car beaucoup croient à une coïncidence entre l’avènement des fêtes de fin d’année et la hausse du prix des viandes ». Cette hausse discrète du prix chez les boucheries n’empêche pas les consommateurs de faire leurs achats habituels.

La fin du mois semble contribuer à une générosité des bourses d’où la passivité générale malgré les prix en augmentation. « J’ai remarqué une hausse de 1200 Ariary pour le kilo des saucisses. Il s’agit d’une hausse rapide mais le besoin de consommation quotidienne doit s’y plier. Maintenant dans différentes boucheries, le prix moyen du kilo des saucisses est de 15 200 Ariary, pour la viande de porc et de zébu , les variations selon les boucheries existent et le kilo avoisine les 13 800 et 13 300Ariary », affirme une mère de famille rencontrée en pleine course à Andrefan’Ambohi­janahary.

Des bouchers sont contraints de réduire leurs commandes en raison de la mévente des viandes dont le prix du kilo a augmenté. Dans quelques quartiers d’Antananarivo, la consommation en viande de zébu et de porc diminue à cause de la hausse de prix.

« Aucune spéculation n’émane du boucher car sa clientèle dans un quartier est une clientèle inchangée. à partir du moment où le prix du kilo augmente, la pratique pousse à persuader peu à peu le client pour qu’il comprenne que les bouchers reçoivent des quantités de viandes de la part d’un même fournisseur-livreur parfois », explique un boucher à Anta­nimena.

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  • C’est la qualité supérieure du produit par rapport à ce même produit de base qui fait la différence de prix. Ce n’est pas les difficultés que rencontrent le fournisseur. Sinon le prix augmentera comme si le pays était en guerre et sans assemblée nationale, sans députés ni administration de paix, qui fixe les prix du pays et des fonctionnaires qui contrôlent la régularité attendue par le gouvernement.