A la une Economie

Coupure d’eau et d’électricité – Des mesures d’urgence annoncées

L’exaspération de la population est à son apogée par rapport aux longues coupures et des mini-coupures intempestives que l’État va jusqu’à bousculer des décisions.

Les coupures s’intensifieront. Du mal pour un bien car les travaux à opérer à partir de cette semaine exigeront encore des coupures pouvant durer jusqu’à huit heures de temps dans certains quartiers de la capitale. Le président du Conseil d’administration (PCA) de la Jirama, Solo Andria­manampisoa, avec des techniciens de la société d’eau et d’électricité ont apporté des explications sur le pourquoi de ces coupures qualifiées de trop par beaucoup et surtout antiéconomiques. «Les raisons sont d’ordre technique» a-t-il lancé d’emblée. «Des concours de circonstances tels l’étiage et la vétusté des infrastructures de distribution d’électricité nous mettent tous dans cette situation. Nous réitérons nos excuses par rapport aux dégâts causés par ces problèmes de distribution», ajoute le PCA. Le site hydraulique de Mandraka, principal régulateur du réseau pour Antananarivo ne donne plus que 2Mgw d’électricité alors qu’il doit en produire 24Mgw en raison de cette insuffisance d’eau. D’autres explications techniques telles l’éclatement des isolateurs sur les poteaux pour des raisons de surtension ou encore à cause d’un passage d’oiseaux ou de cerf-volant sur les poteaux, ont été apportées. «Nous faisons face à une saturation du réseau de distribution. Le couplage de production et de distribution d’électricité provenant des trois principaux sites d’Andekaleka, d’Antelomita et de Mandraka avec la station solaire d’Ambatolampy, créent également de l’instabilité dans la sélectivité de fréquence», détaille encore Solo Andria­ma­nampisoa.

Points noirs

Un nouveau matériel remplacera l’ancien et l’État a dû avancer la mise en œuvre de divers projets initialement prévus pour certains pour 2020, dans le projet Pagose de la Banque mondiale.

Des appels d’offre ont été et sont en cours de lancement pour équiper la Jirama dans ces travaux d’urgence. 300 km de câbles seront remplacés au lieu des 60 prévus cette année.

Des isolateurs fonctionnels depuis 30 ans seront également remplacés. Mille deux cent transformateurs neufs et le nombre de sous-station sera doublé soit douze au lieu de six. «Les points noirs seront traités en premier lieu dans ce plan d’action d’urgence dont la mise en œuvre n’attendra pas la loi de finances 2020», souligne le PCA.

Ce dernier préfère jouer dans la prudence et n’a pas avancé un délai d’exécution clair. Pour l’approvisionnement en eau, la distribution est également sous la coupe de la vétusté des réseaux de distribution. Des travaux de forages seront entrepris et s’annoncent comme la seule solution au non approvisionnement en eau dans divers quartiers de la capitale. La station d’Amoro­nakona est indiquée fonctionner cette semaine.

Les centrales thermiques assurent

La résiliation du contrat entre la Jirama et son fournisseur d’énergie Jovena d’il y a un mois n’impacte pas sur la production d’électricité. Aux explications du PCA de la Jirama, il n’y a pas de gap malgré la cessation de contrat. Les autres fournisseurs Aksaf Power, Symbion et Tac (dont ce dernier vient d’être transféré à l’Etat) assurent une production énergétique de 124mgw.