Editorial

Sefa…fichu

Il ne manquait plus que ça. À force de tirer sur tout ce qui bouge, le SeFaFi a fini par viser l’ambulance. En panne de sujet, le prétentieux observatoire de la vie publique n’a pas épargné la presse et les enseignants chercheurs qu’il accuse d’entretenir la culture du privilège dénoncée par le pape François. Un dénigrement dans les règles de l’art tout simplement.

Les derniers événements ne sont, certes, pas en faveur de la presse mais de la à généraliser et à mettre tout le monde dans le même sac, il y a un pas qu’il ne fallait pas franchir. Car le SeFaFi est très mal placé pour parler de culture de privilège. Le pouvoir actuel compte au moins deux transfuges du SeFaFI parmi ses membres en attendant d’autres nominations. Le SeFaFi semble devenu un tremplin politique pour harponner les strapontins. Les deux membres casés sont devenus aphones à propos de la vie publique. Un autre membre a été nommé ministre dans le régime précédent. Si ce n’est pas un privilège, cela y ressemble.

D’observatoire, le SeFaFi a embrassé la posture d’un parti politique de l’opposition. Des critiques acerbes qui frisent parfois la subjectivité avec un fort accent politique. On se demande à quoi cela a servi depuis son existence sinon à grappiller un lopin du pouvoir ? Aucune proposition, aucune solution dans les nombreuses publications du SeFaFi compilées dans des recueils dont on se demande l’utilité, exceptée une satisfaction personnelle.

Rien que des blâmes et des accusations, des constats d’ailleurs partagés par le commun des mortels et dont la découverte ne nécessite pas le QI d’Einstein.

Il est du SeFaFi comme il est de l’Église, les sermons n’ont pas servi à sauver le pays du désastre. Les pratiques dénoncées par le SeFaFi et largement relayées par la presse qui en fait bêtement la Une souvent à ses risques et périls, sont mises en pratique par lui-même.

Le SeFaFi a fini par perdre le respect et l’élégance en jouant le donneur de leçon et l’omniscient. Le sens de l’observation a cédé la place au mépris et à la haine et perd toute son objectivité. Si le SeFaFi veut prendre la place de la presse qu’il juge médiocre pour avoir relayé ses délires, on n’a aucune objection. Il joue, d’ailleurs, très bien le rôle.

La presse n’a jamais eu la prétention d’être parfaite. Souvent elle manque de lucidité et de sujet intéressant et accorde plus d’importance qu’il n’en faut à des divagations totalement improductives comme celles du SeFaFi. La presse a tort de considérer que la parole du SeFaFi ressemble à celle de l’Evangile, de croire que le SeFaFi a une meilleure vision, observation, appréciation des choses qu’elle même et de faire passer le message. Le SeFaFi a peut-être une liberté de ton que la presse n’en a pas mais elle lui a toujours servi de chambre d’échos. Désormais, le divorce semble consommé. Mieux vaut faire chambre à part. Sefa…fichu.

1 commentaire

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

  • C’est une plateforme comme une autre pour parvenir au pouvoir.
    Efficace, elle permet de placer une ressortissante étrangère à la tête de l’une de nos institutions.