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Antsirabe – Les députés étudient les normes internationales du travail

Promotion de la justice sociale et des droits humains. La ratification par Madagascar, en juin dernier, de six conventions, – dont deux portent sur l’amélioration du service dans le domaine du secteur public et les quatre autres concernent la gestion efficace de la migration et la traite d’êtres humains-, oblige le gouvernement à soumettre un rapport périodique sur l’application de ces conventions auprès des organes de l’Organisation international du travail (OIT). Ces derniers sont chargés de veiller sur leur application et leur respect.

Une vingtaine de responsables des différentes commissions de l’Assemblée nationale et du ministère du Travail, de l’emploi, de la Fonction publique et des lois sociales se concertent à l’hôtel des Thermes Antsirabe durant deux jours pour pouvoir sortir les actions permanentes dans la mise en conformité des textes.

L’OIT a pris l’initiative de renforcer les capacités des membres de l’Assemblée nationale sur les normes internationales du travail. Afin que ces parlementaires puissent bien comprendre la différence entre la situation actuelle dans le pays et les efforts à mener. L’initiative entre dans le cadre des processus de l’alignement des textes nationaux avec ces conventions sur la négociation collective, les travailleurs migrants, les agences privées d’emploi, le travail domestique, ainsi que la convention sur les relations de travail dans la Fonction publique et sur le travail forcé.

Le député Idéalson, président de la commission juridique et représentant la présidente de l’Assemblée nationale, n’a pas manqué de souligner que l’application et le respect de ces conventions figurent parmi les priorités du gouvernement dans la lutte contre l’esclavagisme. De son côté, Coffi Agossou, directeur du bureau de l’OIT pour Madagascar, les Comores, Maurice et les Seychelles, a affirmé que la ratification de ces conventions constitue une avancée que le pays peut réaliser dans l’avenir du travail.