Accueil » Editorial » Septembre noir
Editorial

Septembre noir

Le monde n’est pas prêt de l’oublier. Les images restent fraîches dans la mémoire. Vingt ans après on n’arrive pas à y croire. Même les plus grands réalisateurs de film n’auraient jamais imaginé un tel scénario. Même Jean Paul Belmondo n’aurait jamais pensé à une telle scène pour jouer les cascadeurs dont il est le champion. Mais Al Qaida l’a imaginé et la concrétisé. Deux avions qui cisaillent le World Trade Center en l’espace de quelques minutes . La scène est diffusée en direct à la télé. Le monde entier assisté incrédule et impuissant au drame. L’Amérique est frappée en plein cœur, l’Amérique est à genoux. Mais l’Amérique va répliquer. Il a attendu dix ans pour mettre hors d’état de nuire Oussama Ben Laden, le cerveau de Al-Qaida, tué au Pakistan par des forces spéciales américaines.

Trois mille personnes ont été tuées dans l’effondrement de la tour jumelle. Les Américains ont déclaré la guerre aux Talibans, ossature d’Al-Qaida.

Vingt ans après, les Américains quittent l’Afghanistan et laissent le pays aux mains des Talibans à la grande déception de la population qui craint l’application de la charia.

Le terrorisme n’a pas déposé l’arme. Loin s’en faut. Al-Qaida continue de frapper dans plusieurs pays relayés par d’autres groupements terroristes comme Boko Haram. La mort de Ben Laden n’a pas suffi pour anéantir le terrorisme. Le retour aux affaires des Talibans n’a rien de rassurant.En Afrique le terrorisme gagne beaucoup de terrain. Le Nigeria, le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Mozambique, la RD Congo… sont infestés de terroristes qui commettent des enlèvements ou des meurtres tous les jours. Pour le moment il y a peu de chance que les terroristes franchissent le canal de Mozambique pour compliquer davantage la situation. Les dahalo suffisent bien à notre malheur. Mais on ne sait jamais. N’avait-on pas dit que cinq mercenaires sur les quinze prévus dans le projet d’attentat Apollo 21 avaient déjà franchi le territoire national en plein confinement et sans correspondance internationale. Dans tous les cas, si Boko Haram débarquait, on lui donnerait les îles éparses. Ce n’est pas imbécile comme idée.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter