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Secren – Un partenariat international envisagé

Le  président  a  visité  le  bassin  radoub  qui  date  de  plus  de  100  ans.

Le président de la République et le Premier ministre ont fait un saut à la Secren hier. Andry Rajoelina a proposé des solutions à long terme pour remettre à flot la Secren.

Opération sauvetage. C’est ce que l’État est en train de mener actuellement concernant la Société d’étude, de construction et de réparation navales (Secren), à Antsiranana. Cette semaine, l’Exécutif a été au chevet de cette entreprise afin d’éviter qu’elle ne sombre définitivement.

La preuve, jeudi et vendredi, les cadors du pouvoir ont effectué une descente sur terrain pour voir la réalité de la situation sur terrain. Une première dans l’histoire de cette industrie navale. Outre une solution provisoire, en réponse aux doléances du personnel, l’État cogite également sur une stratégie à long terme pour remettre à flot l’entreprise navale. Une des pistes de solution avancée par Andry Rajoelina, président de la République, hier, est le partenariat avec une entreprise privée d’envergure internationale.

Subissant notamment les affres de la concurrence régionale et ne parvenant pas à suivre l’évolution des technologies, la Secren est en difficulté depuis plusieurs années. Les changements à la direction ne sont pas parvenus à redresser la barre. La crise sanitaire causée par la Covid-19 a presque fini de torpiller définitivement cette entreprise navale, au point de devoir près de cinq mois d’arriérés de salaire à ses employés. Ce qui a conduit à une grève du personnel.

Après des discussions à Antananarivo, en début de semaine, Edgard Razafindravahy, ministre de l’Industrie, du commerce et de la consommation, est monté au front pour désamorcer la grève du personnel de la SECREN. Accueilli chaleureusement par les employés sur le site de l’entreprise, le membre du gouvernement a annoncé qu’ils recevront un mois et demi de salaire impayé, à partir de la semaine prochaine.

Plan de redressement

Durant les mois qui suivent, l’État ajoutera ensuite 50% de subvention en plus du salaire mensuel, jusqu’à ce que les arrières soient apurés. Avec à ses côtés Paubert Mahatante, ministre de la Pêche et de l’économie bleue, Edgard Razafindravahy a souligné que le paiement des arriérés de salaire n’est qu’une solution provisoire. Que l’État compte mettre en œuvre un plan de redressement de la Secren.

Hier, c’est le Président Rajoelina, accompagné entre autres de Christian Ntsay, Premier ministre, qui a effectué une visite du site de Secren. Le chef de l’État a réaffirmé la solution provisoire annoncée par le ministre de l’Industrie, du commerce et de la consommation. «Il ne faudrait pas constamment s’appuyer sur une aide étatique. Nous devons mettre en place une solution à long terme», a toutefois déclaré le locataire d’Iavoloha.

À entendre le chef de l’État, l’entreprise désignée pour soutenir le renflouage de la Secren devra jouir d’une solide réputation internationale afin d’en faire profiter l’usine d’Antsiranana. Elle devra également être disposée à investir pour son redressement, à partager son savoir-faire et appuyer sa modernisation. Durant sa visite des lieux, jeudi, le ministre Razafindravahy a déclaré, «en arrivant dans l’enceinte du chantier naval et en voyant les infrastructures encore existantes, j’ai tout de suite réalisé qu’il n’est pas difficile de redresser la Secren».

Cette dernière a, du reste, un atout géographique. Sept milles bateaux circulent dans les eaux qui entourent la Grande île. Son bassin de radoub, qui fait 200 m de long, est le plus grand de l’océan Indien. Pour l’État donc, l’objectif est simple, sauver la Secren et faire en sorte qu’elle redevienne un fleuron de l’industrie navale nationale et l’une des figures de proue de l’économie d’Antsi­ranana et celle de la région Diana.

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