Politique

Tsimbazaza – Bataille pour la présidence de l’Assemblée nationale

Une femme pourrait succéder à Jean Max Rakotomamonjy.

Le fauteuil du président de l’Assemblée nationale est vacant pour l’instant. Celui qui va succéder à Jean Max Rakotomamonjy sera connu à partir de la session extraordinaire prévue se tenir ce mardi 16 juillet.

Le profil de celui qui prendra la succession de Jean Max Rakoto­ma­monjy, président sortant de l’Assemblée nationale, est difficile à déterminer.
Aucune projection des observateurs politiques n’est valide à quelques jours de l’ouverture de la session extraordinaire à Tsimbazaza. Qui, parmi les quatre vingt quatre députés élus sous l’étendard de la coalition « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina », (IRD) occupera la fonction de président de la Chambre basse pour les cinq prochaines années ? Cette question anime les débats dans le microcosme politique.

Malgré le fait que la grande famille des parlementaires s’est réunie à un moment sombre de l’histoire du monde politique, lors de la veillée mortuaire de l’ancien député Harijaona Randriarimalala au palais de Tsimbazaza, mardi, les échanges entre l’assistance dans le couloir ont laissé entendre l’estimation sur la composition des nouveaux membres du bureau permanent. D’après certains députés de l’IRD présents sur place, aucun nom n’a été proposé à la candidature de la présidence jusqu’à présent. Il en est de même pour les personnalités qui devront accéder à la place des vice-présidents de l’Assemblée nationale ou encore les questeurs.

Il semble qu’il y ait une divergence de points de vue quant à la décision à prendre sur ce sujet au niveau de la majorité parlementaire. D’une source avisée, une réunion devrait être organisée avant la session de mardi pour déterminer les pressentis candidats à soutenir. Tandis que d’autres députés prétendent connaitre, à l’avance, ce qui a été décidé en coulisses de la coalition. Selon les indiscrétions, deux personnalités proches du président de la République sont bien placées pour discuter le poste de chef d’Institution à Tsimbazaza.

Cela pourrait être la députée élue à Ambatofinan­drahana, Christine Razana­mahasoa ou Irma Naha­ri­mamy, élue à Toamasina I. « Ces femmes parlementaires sont les plus véhiculées ces derniers temps », estiment certains observateurs.

Christine Razanamahasoa semble avoir la faveur des pronostics vu son cursus mais Andry Rajoelina semble avoir tourné le dos à quelques uns de ses compagnons de lutte de 2009 dont, justement, son ancienne ministre de la Justice. À preuve, elle n’a pas été reconduite dans le gouvernement Ntsay au même titre que Pierre Houlder, Augustin Andria­mananoro, et Brunel Razafitsiandraofa.

Crédibilité
Le choix de Rajoelina semble se porter sur la députée de Toamasina dans le gouvernement Ntsay et qu’il a personnellement soutenue lors de la campagne des législatives où elle était talonnée par Roland Ratsiraka et Arnaud Tody. De là à déceler un indice de près pour percer, le mystère à Tsimba­zaza, il n’y a qu’un pas. Mais rien n’est moins sûr.

Cependant, il y a une certaine limite qui ne devrait pas être franchie dans la logique politique selon l’expérience vécue dans d’au­tres domaines. « Le fait de soutenir une femme à la tête de l’Assemblée nationale ne semble pas un problème mais un chef d’institution devrait être une personne crédible et gagner la confiance des partenaires techniques et financiers », explique Ndriandahy Maha­moudou, membre de la Plateforme nationale des Organisations de la société civile de Madagascar (PFNOSCM).

Dans une autre vision, les quatre vingt quatre députés de l’IRD ont, eux aussi, leur position sur ce qu’ils croient être la meilleure méthode pour jouer la stabilité à l’Assemblée nationale. Cette position serait d’éviter l’idée qu’ils sont sur la voie de leur maitre. En faisant référence au passé, la sélection des alliés politiques n’a pas été facile pour l’actuel président, notamment avant son accession au pouvoir.

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  • A l’issue des élections législatives qui ont lieu tous les 5 ans, les nouveaux députés élisent le président de l’Assemblée à bulletin secret à la tribune de l’hémicycle. Si, toutefois, aucun candidat à la présidence n’obtient la majorité absolue des suffrages exprimés lors des deux premiers tours de scrutin, la majorité relative suffit au cours d’un troisième tour. En cas d’égalité, le candidat le plus âgé est élu.