Océan indien

Blanchiment d’argent – Des voitures trafiquées pour la drogue

Des doublures et pièces sont enlevées du coffre et de la boîte à gants, entre autres, pour pouvoir y dissimuler de la drogue.

Les récentes enquêtes de l’Independent commission against corruption mauricien ont dévoilé un trafic. Diverses parties d’une voiture sont modifiées pour le transport de drogue et d’argent sale.

Air bag, coffre, sièges, haut-parleurs, portières… Autant d’équipements qui sont modifiés dans une voiture pour le transport de drogues et d’argent sale. C’est pourquoi l’enquête de l’Independent Commission against Corruption (ICAC) se penche entre autres sur la modification des voitures. Cela, suivant ses récentes descentes et saisies, notamment celles des biens de Ricardo Agathe. La commission anticorruption soupçonne que les bolides du trafiquant présumé ont été acquis grâce au blanchiment d’argent.

«Avant, seule une ou deux personnes faisaient du tuning. Désormais, il y a tellement de garages. C’est donc plus facile pour les trafiquants d’y avoir recours», déclare un «tuner» exerçant depuis dix ans. Un phénomène qui s’accélère, estime-t-il. «Tous les moyens sont bons pour faire passer la marchandise. Les
trafiquants ne manquent pas d’imagination», renchérit un autre opérateur.

Selon eux, une bonne majorité des parties des véhicules peut être transformée en cachette. «Par exemple, les vitres des portières à l’avant et le parebrise ne doivent pas être teintés, et ce, peu importe le pourcentage. Mais les trafiquants le font. À 25 % par exemple, cela permet de masquer leurs transactions», précise l’un d’eux.

Cachettes
Les portières ne sont pas en reste. Garnissage et pièces en plastique sont enlevés. Et là, l’espace permet de contenir de l’argent, de la drogue et même des armes, poursuit-il. D’autres petites sections modifiables incluent les boîtes à gants et le levier de vitesse ou le dispositif de climatisation. «Il suffit de les démonter. Ce sont des zones faciles à modifier dont la police ne se doute pas», ajoute l’autre opérateur.

Le compartiment abritant l’air bag est aussi une cachette idéale pour les trafiquants. Quid du coffre ? Ici, la doublure est enlevée pour y dissimuler de la drogue ou de l’argent, soutient-on. Et d’ajouter que les caissons de basse, appelées «kanon bas», sont très sollicités par les trafiquants. Ces dispositifs sont installés dans les coffres pour un son à casser les oreilles. Mais en vérité, les haut-parleurs sont prélevés. On se débarrasse du tissu d’amortissement intérieur pour céder la place à la drogue, avant d’y replacer les enceintes. En outre, à l’arrière, les sièges sont abaissés. Et à l’avant, les tapis en dessous sont retirés pour les cachettes. La doublure est replacée après la dissimulation.

© lexpress.mu

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