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Documentaire – Élever le genre documentaire avec « Starting Doc »

Il apporte une vision plus élargie de la Grande île, du vécu de sa population, de sa culture et de sa société, en général. « Starting Doc » se découvre ainsi au public.

Une redécouverte en profondeur d’un genre cinématographique particulier, le documentaire. C’est ce que les téléspectateurs malgaches auront le plaisir de découvrir prochainement sur une chaine locale. Le genre documentaire est déjà connu des cinéastes et des  férus du septième art de la Grande île, grâce aux Rencontres du film-court. Avec ce projet audiovisuel qu’est « Starting Doc », les films documentaires malgaches ou ceux tournés au pays, seront essentiellement mis en avant. Promouvant le savoir-faire et le talent des cinéastes nationaux, l’émission entend également valoriser les réalisateurs.
Portée entre autres par Africadoc Production et Endemika Production, à qui l’on doit le fameux film documentaire « Ady Gasy » qui a fait fureur aussi bien ici qu’à l’étranger, l’émission débute dès ce mois de juin. Les 16 et 23 juin, le public aura l’opportunité de découvrir le documentaire du cinéaste Lova Nantenaina, intitulé « Avec presque rien » (2013). Ce film se représente comme une version courte de son film documentaire
« Ady gasy », mettant en avant cette débrouillardise et cette persévérance à la malgache.

Promouvoir le pays
« L’émission reste une occasion exclusive pour le public de redécouvrir ou découvrir pour certains, ces films documentaires qui ont longtemps été réservés à un public international. Ces films ont tous été sélectionnés dans des compétitions ou festivals internationaux », confie Lova Nantenaina de Endemika Production.
Pour ce mois-ci, « Starting Doc » prévoit la diffusion du film de Lova Nantenaina, en guise de lancement de ce projet audiovisuel. Endemika Productions, par l’entremise d’Africadoc Production, prévoit déjà vers le mois de septembre, la diffusion de quatre films documentaires exclusifs. Il s’agit de : « Aux Temps Des Litchis » de Julie Anne Melville, relatant une journée de récolte de litchis dans le petit village de Mangarivotra, « Mon insurrection » d’Yvan Fabius Soufaly, illustrant l’hommage d’un petit fils à son grand père qui a vécu l’insurrection de 1947, « Les enfants de la périphérie » de Gilde Razafitsihadinoina, évoquant la scolarité de jeunes enfants, casseurs de cailloux, en difficulté à Toamasina, et enfin, « Campus B5 » de Mohamed Ali Ivesse qui raconte le quotidien des étudiants de l’université de Toamasina qui rime avec désordre, indiscipline, insalubrité et insécurité.
Entre films d’auteur et œuvres criant de vérité et de réalisme, les films documentaires malgaches reflètent souvent cette envie de scander haut et fort les travers de la société malgache plutôt que d’illustrer la beauté du pays.

Andry Patrick Rakotondrazaka