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Antananarivo – Toamasina : Le projet d’autoroute se précise

Le  ministre  des  Travaux  Publics  Jerry  Hatrefindrazana se  déplacera  en  Egypte  bientôt.

Une entreprise égyptienne est bien placée pour la construction d’une autoroute entre Antananarivo et Toamasina. Le ministre des Travaux publics se rendra en Egypte, sous peu, pour une évaluation du savoir-faire de la société.

UNE étape décisive. Le projet de construction d’une autoroute pour rallier Antananarivo et Toamasina avance à grand pas. À entendre les discours de Andry Rajoelina, président de la République, hier, l’appel d’offres pour les entreprises intéressées par le chantier serait bouclé. Une information qu’il a soulignée à deux reprises, hier, d’abord à Antsapazana, sur la Route nationale numéro 2 (RN2) et ensuite, à Ambodirano, dans le district d’Amparafa­ravola.

Selon les dires du Chef de l’État, c’est une entreprise égyptienne qui a remporté la mise, à l’issue de l’appel d’offres. Le processus d’attribution du marché ne serait, cependant, pas totalement bouclé, à l’entendre. Un point confirmé par une source avisée. En effet, le locataire d’Iavoloha, dans ses discours d’hier, a annoncé que Jerry Hatrefindrazana, ministre des Travaux publics, se rendra en Egypte, soit aujourd’hui, soit demain. Il s’agit, de prime abord, d’un voyage pour faire une évaluation des techniques utilisées par l’entreprise égyptienne.

“L’entreprise compte utiliser une nouvelle technique pour construire l’autoroute. Aussi, le ministre des Travaux publics va évaluer si cette technique est conforme aux normes internationales, et correspond à ce que nous voulons”, sont les mots de Andry Rajoelina, lors de son allocution à Antsa­pazana. Contacté pour avoir plus de détails suite aux déclarations du Président e t sur son déplacement en Egypte, le ministre Hatrefindra­zana n’a pas pu être joint, cependant.

Selon les informations, la construction de l’autoroute entre la capitale et la ville du grand port sera financée par un mécanisme de coopération avec l’Egypte. Bien qu’une entreprise égyptienne soit en passe d’obtenir le marché pour la réalisation du projet, les experts au sein du ministère des Travaux publics seraient dubitatifs sur la technique qu’elle compte appliquer.

Le déplacement du mi­nistre Hatrefindrazana, en Egypte, a donc pour motif de voir la compatibilité de la technique de construction mise en avant par l’entreprise avant la signature du contrat. Il y a la conformité aux normes internationales à évaluer, mais aussi, la compatibilité avec les réalités géologiques, géographiques, ou encore climatiques malgaches.

Impératifs

Dans ses discours au sujet des infrastructures routières, le président de la République martèle comme étant des impératifs, la qualité et la durabilité. Raison pour laquelle, une clause de ga­rantie d’au moins cinq ans est inscrite dans les contrats d’attribution de marché, aime-t-il à rappeler. Etant donné l’envergure du chantier de l’autoroute reliant Antananarivo et Toamasina, ainsi que les enjeux économiques, l’Etat devrait être plus regardant et plus exigeant sur les questions de normes et de qualité.

Comme l’a indiqué Andry Rajoelina, hier, l’auto­- route devra prendre le relais de la RN2, en tant que principale artère économique du pays. Actuellement, la RN2 ne supporte plus les mille deux-cents véhicules, dont quatre-cents cinquante poids lourds qui y circulent chaque jour. Un chiffre donné par le Chef de l’Etat, hier. “Ce nombre va, au minimum, doubler d’ici dix ans, avec l’extension du port de Toamasina”, soutient le locataire d’Iavoloha, tout en réitérant la nécessité absolue de la construction de l’autoroute.

La chaussée dégradée, glissante et exiguë, fait de la RN2 un danger constant autant pour les véhicules légers, que les poids lourds. “Nous aurons beau multiplier les travaux de réfection, nous ne pouvons plus remettre en l’état la RN2 dans les circonstances actuelles. (….) Les poids lourds qui transportent du carburant ou des marchandises ne devraient plus emprunter cette route”, argue le Président. La mise en branle officielle du projet d’une autoroute a été actée en conseil des ministres, le 3 février.

Comme indiqué par le Chef de l’Etat à Ambodirano, hier, l’autoroute entre Antana­narivo et Toamasina aura une distance d’environ 260 kilomètres. Soit, 100 kilomètres de moins que la RN2. Son tracé passe par Ambaton­drazaka. Selon le communiqué du conseil des ministres du 3 février 2021, elle comprendra deux voies de part et d’autre avec une largeur de 3,5 mètres chacune et une voie de dégagement de 1,5 mètre de chaque côté. Quatre échangeurs, en l’occurrence, un à Antananarivo, un autre sur la RN44, un autre à Brickaville et un dernier à Toamasina, sont aussi prévus.

Lors d’une visite à Soanierana Ivongo, le 10 décembre 2021, le président Rajoelina que les travaux de construction de l’autoroute entre Antananarivo et Toamasina, démarreront “impérativement”, cette année. Le chantier devrait durer trois ans, à s’en tenir au conseil des ministres du 3 février 2021. Le déplacement du ministre des Travaux publics en Egypte sera ainsi décisif face aux échéances souhaitées, mais surtout, sur la question de la qualité des travaux livrés.

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