Trois sans abris ont été arrêtés sur la route de la francophonie avec six batteries dérobées sur les réverbères à plaques solaires. Des infrastructures publiques en proie au pillage et au vandalisme. Hier tôt le matin, trois jeunes des rues, dont deux mineurs ont été pris sur le fait sur la RN 58 A, bretelle reliant Ambodihady à Ankasina en passant par le village de la Francophonie. Une femme soupçonnée de tirer les ficelles s’est également fait cueillir. Vers 4h30, le trio de sans domicile fixe (SDF) venait de déterrer les batteries qui alimentent les réverbères à plaques solaires installés le long de cette nouvelle route, inaugurée à l’occasion du sommet de la Francophonie en novembre 2016, lorsque le comité de vigilance d’Anosibe Zaivola l’a pris dans son filet. Les trois suspects ont été pris en possession de deux batteries qui venaient d’être déterrées au pied des poteaux. Ce vol survient deux jours après que les mêmes riverains ont retrouvé quatre autres batteries, abandonnées sur les lieux, lorsqu’ils sont tombés nez-à-nez avec des malfaiteurs mercredi vers 2h30 du matin. Pris en chasse, les voleurs ont réussi à s’évanouir dans la nature en courant comme des dératés. 30 000 ariary « Lors d’une enquête sommaire, les trois suspects ont avoué avoir commis les deux actes. Ils ont, dans la foulée, dénoncé la présumée commanditaire. Âgée d’une trentaine d’années, celle-ci a été appréhendée à Andohatapenaka hier à l’aube », indique le commissaire principal Tony Razatovo, chef du commissariat central de la police du sixième arrondissement. « Cette affaire revêt une exploitation de jeunes adolescents vulnérables. Ce qui est désolant. Les trois suspects vivent dans la rue. Ils sont âgés respectivement de treize, seize et dix-neuf ans. Ces jeunes confient que leur prétendue patronne achèterait les batteries dérobées à raison de 30 000 ariary l’unité. Soit trente fois moins la valeur réelle du butin alors que c’est la prison qui les attend », poursuit le commissaire de police. Hier, les deux mineurs mouillés dans cette histoire ont été entendus en présence de la police de la protection des mœurs et des Mineurs. Etant donné qu’ils sont sans domicile fixe, une visite somatique s’est avérée nécessaire. Le chef du commissariat de la police d’ Ambohimanarina met en avant que c’est une collaboration avec les comités de vigilance des trente-et-une communes du sixième arrondissement qui a fait ses preuves. Andry Manase
Trois sans abris ont été arrêtés sur la route de la francophonie avec six batteries dérobées sur les réverbères à plaques solaires. Des infrastructures publiques en proie au pillage et au vandalisme. Hier tôt le matin, trois jeunes des rues, dont deux mineurs ont été pris sur le fait sur la RN 58 A, bretelle reliant Ambodihady à Ankasina en passant par le village de la Francophonie. Une femme soupçonnée de tirer les ficelles s’est également fait cueillir. Vers 4h30, le trio de sans domicile fixe (SDF) venait de déterrer les batteries qui alimentent les réverbères à plaques solaires installés le long de cette nouvelle route, inaugurée à l’occasion du sommet de la Francophonie en novembre 2016, lorsque le comité de vigilance d’Anosibe Zaivola l’a pris dans son filet. Les trois suspects ont été pris en possession de deux batteries qui venaient d’être déterrées au pied des poteaux. Ce vol survient deux jours après que les mêmes riverains ont retrouvé quatre autres batteries, abandonnées sur les lieux, lorsqu’ils sont tombés nez-à-nez avec des malfaiteurs mercredi vers 2h30 du matin. Pris en chasse, les voleurs ont réussi à s’évanouir dans la nature en courant comme des dératés. 30 000 ariary « Lors d’une enquête sommaire, les trois suspects ont avoué avoir commis les deux actes. Ils ont, dans la foulée, dénoncé la présumée commanditaire. Âgée d’une trentaine d’années, celle-ci a été appréhendée à Andohatapenaka hier à l’aube », indique le commissaire principal Tony Razatovo, chef du commissariat central de la police du sixième arrondissement. « Cette affaire revêt une exploitation de jeunes adolescents vulnérables. Ce qui est désolant. Les trois suspects vivent dans la rue. Ils sont âgés respectivement de treize, seize et dix-neuf ans. Ces jeunes confient que leur prétendue patronne achèterait les batteries dérobées à raison de 30 000 ariary l’unité. Soit trente fois moins la valeur réelle du butin alors que c’est la prison qui les attend », poursuit le commissaire de police. Hier, les deux mineurs mouillés dans cette histoire ont été entendus en présence de la police de la protection des mœurs et des Mineurs. Etant donné qu’ils sont sans domicile fixe, une visite somatique s’est avérée nécessaire. Le chef du commissariat de la police d’ Ambohimanarina met en avant que c’est une collaboration avec les comités de vigilance des trente-et-une communes du sixième arrondissement qui a fait ses preuves. Andry Manase