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Chronique

La nature humaine

Une seule thématique de la campagne présidentielle en France m’aura intéressé : la «priorité nationale». Avec Marine Le Pen qualifiée au second tour, ils sont plusieurs millions de Français à donc approuver qu’il faut «supprimer l’acquisition automatique de la nationalité française» et que «deviendront Français ceux, et seulement ceux, qui méritent de le devenir». Ou que «l’immigration massive empêche l’assimilation, parce qu’on s’assimile personnellement, mais on ne peut pas assimiler des populations entières». Et qu’en conséquence, il faut «supprimer le communautarisme pour permettre l’assimilation».

L’autre représentant de la «préférence nationale» n’a pas autant convaincu. Éric Zemmour avait notamment déclaré, à propos des Ukrainiens partis de chez eux à cause de la guerre, que la France doit les accueillir parce qu’ils sont Blancs et parce qu’ils sont Chrétiens. Tonalité qui fut cependant, avant une entreprise de «dédiabolisation», celle du Front National. Les électeurs préfèreraient donc une figure avec une stature, sans outrance ni hystérie. C’est cela en somme se présenter en parti de gouvernement.

«Avoir plus d’empathie pour son voisin (d’Europe de l’Est, par exemple) que pour quelqu’un qui habite trois pâtés de maisons plus loin (en l’occurrence, le Moyen-Orient est bien plus loin), ce n’est pas du racisme, c’est la nature humaine», déclarait Sammy Mahdi, Secrétaire d’État belge à l’asile et à la migration. Une nature humaine qu’on retrouve donc en Belgique, à l’oeuvre en France, impossible à nier à Madagascar. Et tellement visible dans l’accueil bienveillant aux réfugiés ukrainiens, Blancs et Chrétiens, partout à travers l’Europe.

C’est pourtant à cette «nature humaine» que le politiquement correct appelle à «faire barrage». Que ce soit en France ou à Madagascar, notre île d’archipels intérieurs, sinon dans l’Amérique de Donald Trump, c’est la même idée nationale avec des critères bien locaux. Finalement, le «cordon sanitaire» n’est pas ce qu’on pense. Il est cette «nature humaine» jalouse des frontières de chaque pays-nation qui ne se renie pas.

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