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Enseignement supérieur – Les étudiants se sont joints à la grève des enseignants

Les enseignants grévistes persistent dans leur grève menaçant de provoquer une année blanche.

La grève se généralise. Troisième jour de la grève cette semaine, les étudiants menacent également de rejoindre la grève des enseignants membres du Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs enseignants, section Antananarivo (Seces) hier à l’université d’Antananarivo. « La plupart des enseignants n’ont pas fait cours depuis la grève. Cela nous concerne directement vu que nous dépensons beaucoup d’argent pour aller étudier même pour les frais de déplacement. Or, lorsque nous arrivons au campus, il n’y a pas cours », regrette un étudiant. Pour la journée d’hier, seulement quelques enseignants ont encore enseigné pour la matinée : « Quatre enseignants ont repris les cours ce matin, mais par après, ils nous ont rejoint. Nous pouvons confirmer alors que la grève concerne à 100% toutes les facultés de l’université d’Antananarivo», explique Professeur Sammy Grégoire Ravelonirina, président du Seces, section Antananarivo.
Le Seces campe encore sur les revendications depuis hier et menace de poursuivre la grève. En outre, il réclame une négociation avec le président de la République pour exposer l’essence même des revendications : « Nous nous ouvrons à la négociation, puisque la solution vient des rapprochements et des espaces de dialogues entre les parties concernées. Nous faisons appel au Président de la République et du Premier ministre afin d’examiner le contenu des revendications », enchaine le Professeur. Au niveau de la faculté médecine, l’année a débuté et pour d’autres facultés, les résultats des examens ne sont pas encore sortis.
Une année blanche se profile. La crainte se fait entendre chez les étudiants qui décident de se joindre à la grève si des solutions ne sont pas trouvées, « On est dans le cadre de l’année universitaire 2018-2019 mais jusqu’à maintenant l’année ne débute même pas, cela implique que c’est en 2020 que nous allons finir notre cursus. Ainsi nous craignons même une année blanche, et nous faisons appel aux responsables de faire état des difficultés et de trouver une solution », déplore un étudiant.

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