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Dépenses publiques – Un budget sur mesure en conception

Des rencontres ont été faites entre le ministère de l’Écono­mie et des finances et les parties prenantes à la LFR.

Après la conférence budgétaire pour réajuster la loi de finances initiale et les séries de consultations, l’État va se doter d’un budget taillé sur mesure d’ici le 17 avril.

Engagement processuel. La légifération par ordonnance du budget va immédiatement intervenir après le passage prévu le 17 avril en conseil du gouvernement puis en conseil des ministres du projet de loi de finances rectificative. Afin de mettre en adéquation les ressources et dépenses liées au fonctionnement des pouvoirs publics et la Politique Générale de l’État (PGE), un budget redéfini est nécessaire. La PGE inclut les projets prévus dans le document Initiative pour l’Émergence de Madagascar proposé par le chef de l’État lors de la campagne électorale. De source proche de l’entourage du Président « le budget qui va servir de texte légal pour régenter toutes les dépenses dans le cadre de la mise en œuvre des projets dans le programme présidentiel est élaboré de sorte qu’il n’y ait aucun dérapage budgétaire ».

L’État va alors fonctionner selon les ressources à sa disposition et aucune dépense excessive n’est prévue. « Les financements des projets sont déjà trouvés et seront inscrits dans le budget à partir duquel on va travailler », indique toujours la source.

Exécutif sans contrepoids
Le processus d’élaboration de la loi de finances rectificative, en l’occurrence le budget mis en adéquation avec les orientations de l’Exécutif, prend en compte les partenariats avec toutes les parties prenantes au démarrage des projets de développement.

À ce jour, des formulations émises par les représentants du secteur privé et de la société civile sont minutieusement considérées. Le président de la République prendra acte des desiderata inclus dans le budget proposé et estimera lui-même l’urgence de la mise en vigueur du texte une fois l’étape des pourparlers en conseil des ministres passée.
En l’absence d’une Cham­bre basse fonctionnelle par laquelle devait transiter toute adoption du budget de l’État, le président de la République usera de sa prérogative de légifération par ordonnance. Le budget requis par les ambitions présidentielles passera toutefois sous le contrôle de conformité opéré par la HCC. Jusque-là, les chiffres clés du budget qui va entrer en vigueur d’ici une semaine ne sont pas dévoilés.

La famille politique de l’actuel chef de l’État a, du temps de la dernière législature, voté en faveur d’un retrait des subventions publiques aux sociétés d’État stratégiques tandis que le Gouvernement d’alors déjà dirigé par l’actuel Premier ministre formulait un texte providentiel. Le budget censé financer le renforcement de la stabilité énergétique, sécuritaire et alimentaire promis lors de l’investiture du Président semble onéreux. « Le débat parlementaire étant exclu de droit en raison de l’échéance du mandat des députés, l’État va fonctionner selon les moyens désirés par l’Exécutif mais les dépenses n’échapperont pas à la bienveillance des députés qui vont bientôt siéger à l’Hémicycle après les résultats des législatives », renchérit un consultant politique.

 

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