Accueil » Editorial » Droits d’oteur
Editorial

Droits d’oteur

Clash au sein des artistes avec le limogeage du directeur général de l’Office malgache de droits d’auteurs la semaine passée. Une partie des artistes, les membres du syndicat, contestent farouchement cette décision étant donné qu’il appartient aux artistes de s’occuper de leurs droits à travers le Dg de l’Omda. Dans ce camp figurent Dama, Henri Ratsimbazafy, Samoela, Gotthlieb, Rossy, entre autres. En face, il y a le ministère de la communication de et de la culture trouve par contre que le Dg de l’Omda s’est incrusté à son poste depuis vingt ans sans avoir rien fait d’exceptionnel.

Certains trouvent que l’Omda privilégie quelques artistes au détriment des autres.

Le limogeage de Haja Ranjarivo a été mis à profit pour donner un grand coup de pied dans la fourmilière. Des revendications ont été faites dans la foulée réclamant une transparence totale de la gestion de l’Omda par d’autres artistes réunis hier au Motel de Tana. Parmi les leaders de cette tendance figurent Olombelo Ricky, Fidy Rabearisoa, Beranto, Hanitra Rasoanaivo, Mirado, X-Tah, Rajerison, Tsiliva et bien d’autres.

Si les membres du syndicat martèlent que la nomination du Dg de l’Omda ne doit pas être une prérogative du Mcc, l’autre tendance n’y voit pas d’inconvénient mais revendique que leurs exigences soient prises en compte par le futur Dg et acceptées par le Mcc.

Voilà donc les droits d’auteurs au centre des débats alors que durant des années personne ne s’en souciait. Et sans une institution comme l’Omda, les auteurs, compositeurs et interprètes se font voler facilement leur création à l’image d’un tube de Barijaona copié impunément par Frank Sinatra. Le chanteur malgache était débouté purement et simplement dans sa requête faute d’appui et d‘institution pour le défendre. Plus récent, une création de Levelo a été plagiée par un chanteur africain sans que l’artiste n’ait pu rien faire.

Mais c’est au niveau des royalties rapportés par leurs œuvres que les artistes sont désormais plus rigoureux. c’est mieux qu’il y a vingt ou trente ans, mais c’est loin de pouvoir faire vivre l’artiste comme c’est le cas ailleurs. c’est l’objectif avoué des revendications exprimées et qui seront remises à qui de droit.

En attendant, la question qui taraude les esprits est de savoir la motivation du Mcc à limoger le DG de l’Omda. Si les artistes trouvent que cela leur convenait bien, comme cela semble être le cas, pourquoi s’en mêler? Moralité, il est question ici de droits d’auteurs et non de droits d’oteur. Nuance.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter