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Oncologie Pédiatrique – Des médicaments difficiles à trouver

Le  Docteur  Mbola  Rakotomahefa  invite  les  parents  à  aller  à  l’hôpital  dès  qu’il  y  a un  symptôme.

Certains médicaments pour le traitement des petits patients atteints de cancer sont en rupture. Dans le service de l’oncologie pédiatri­que de la HJRA, les médicaments qui sont à la charge des parents sont les plus concernés. « Il y a des médicaments que l’hôpital met à disposition des malades. Puis il y a un médicament comme le VB16 que les parents doivent acheter. Dans le contexte actuel, il y a une rupture au niveau des pharmacies », explique le Docteur Mbola Rakotomahefa, chef de service au niveau de l’oncologie pédiatrique du Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andria­na­valona (CHUJRA).

Dans le service de l’oncologie pédiatrique, les cancers les plus fréquents sont le cancer du sang, le néphroblastome ou tumeur maligne du rein chez l’enfant, le rétinoblastome ou le cancer au niveau des yeux. Pour Fidèle Rafalimanana, suivre le traitement n’est pas facile. Son fils, âgé de 15 ans, est atteint d’un cancer du sang. Le cancer a été détecté il y a un an. « Il s’est foulé le pied. Ensuite, il a commencé à avoir mal à la jambe gauche. Vers le mois de mars 2020, il a eu terriblement mal et on l’a emmené dans plusieurs hôpitaux », explique-t-il avec un soupir.

Retard

Pour le père de famille, affronter la maladie de son fils en période de pandémie n’est pas évident. « Comme on vit à Tsiroanomandidy, loin de la capitale, se déplacer est compliqué. On n’a plus d’argent et on a dû vendre nos biens. On a pu avoir 790 000 ariary pour assurer le traitement de mon fils dans la capitale. Avec le manque de médicaments, les problèmes sont nombreux », enchaîne-t-il. Aujourd’hui, le premier responsable du service oncologie pédiatrique affirme que beaucoup de parents n’arrivent plus à assurer le traitement de leurs enfants. « Depuis la Covid-19, la plupart des accompagnateurs de malades sont en difficulté. Il y a également les médicaments qu’on n’arrive pas à trouver dans les pharmacies. Il arrive aussi que les médicaments arrivent avec du retard. Parfois, cela peut être fatal pour l’enfant malade qui risque une rechute ou une progression du cancer », explique le Docteur Mbola Rakotomahefa, chef de service au niveau de l’oncologie pédiatrique du Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andria­navalona (CHUJRA).

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