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Faits divers

Nosy Be – Des exportations illicites de bois dévoilées

Les autorités ont mené leurs investigations en plusieurs endroits pour mettre à nu le pillage.

Pillés dans des sites protégés, des rondins et ainsi que du bois semi-travaillé ont été découverts en plusieurs endroits par les autorités. Ils auraient été mis en conteneurs et exportés illégalement.

SITUATION alarmante à Nosy Be. Avant-hier, la préfecture de police, la brigade territoriale de la gendarmerie nationale et les forces de police ont mis à nu des coupes sauvages dans des aires protégées. L’opération a été menée en collaboration avec l’équipe du site écotouristique Mont Passot, qui s’inscrit également parmi les réserves naturelles de l’île.

Lors de cette descente, la délégation a porté au grand jour une piste d’exportation illicite de bois semi travaillé à l’instar de rondins, traverses et madriers. Le teck, le palétuvier ainsi que le bois noir sont les plus touchés par ces pillages.

Les coupes sont concentrées sur le site de Mont Passot et à Amparihibe. Les informations rassemblées par les autorités locales révèlent que le bois pillé est mis en conteneurs avant que la cargaison ne quitte l’île.

Bûcherons clandestins

Le commanditaire de ces actes s’en procure auprès de bûcherons clandestins, payés 8 000 ariary pour chaque traverse de 2 mètres semi-travaillée, tous les autres frais étant à la charge du commanditaire.

En revanche, le prix d’une traverse atteint la barre de 40 000 ariary l’unité si elle est achetée directement à des pilleurs.

La gendarmerie, la garde forestière, ainsi que la préfecture ont poursuivi jusqu’au comptoir à bois d’Ambondrona. Arrivées sur les lieux, elles étaient ébahies de découvrir que la plupart des essences coupées puis entassées pour être mises en vente sont des variétés que l’on retrouve dans les sites sous protection de Mont Passot .

En poursuivant l’opération jusqu’aux commerces d’Andampy, la délégation fut stupéfaite lorsqu’elle a trouvé de nombreux troncs de palétuviers, dérobés dans les mangroves. La plupart avait déjà été préparée et n’attendait plus que d’ être expédiée tandis que d’autres troncs proviennent de coupes fraîches.

«De pareils crimes contre l’environnement ne peuvent être laissés impunis. Des mesures s’imposent », a signifié le gendarme principal hors classe Zoly Raheri­maminirainy, commandant de la brigade territoriale de la gendarmerie nationale de Nosy Be.

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  • Leur propre salaire envoyé gratuitement vers l’extérieur sans contrôle. Trop d’égoïsme dans le malgache. C’est désespérant de voir de tel malheur sur les autorités en particulier les gendarmes, les policiers incapables de faire respecter la souveraineté de Madagascar proprement.