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Itaosy cité – Deux braqueurs se volatilisent

Une foule curieuse devant la boutique Airtel dans la soirée.

Deux brigands se sont faufilés dans une boutique Airtel, à Itaosy Cité, hier, pour s’emparer du fond de caisse. Ils ont réussi à s’enfuir, laissant une foule brûlée de curiosité.

La pendule indique 18h et le bouchon est apparemment balayé sur l’axe de la mairie d’Ambohidrapeto au terminus de la ligne 133, à Itaosy Cité où une boutique Airtel vient d’être attaquée. Tout autour de cette échoppe, les bistrots, cafés et les boucheries sont encore ouverts et accueillent des clients. Les automobilistes et les transporteurs urbains se voient pourtant gênés par un attroupement.

Vol à main armée. Tout près du portail derrière la boutique ciblée, cinq policiers armés sont debout à l’affut. D’autres sont à bord d’une jeep un peu plus loin de la scène.

Une masse, quant à elle, s’est formée à l’extérieur, autour du point de vente Airtel dont tous les accès ont été verrouillés. Interrogés, certains ont expliqué que des forces d’intervention et le personnel de cette boutique se cloîtrent à l’intérieur avec les bandits. Ils attendent donc ce qui va se passer.

Menacées

D’autres avancent qu’il n’y a plus rien, que les malfrats ont été arrêtés, mais ils auraient été déguisés par la police lorsqu’ils sont sortis. Chacun a sa version des faits, à ce moment-là.

« Je revenais du travail quand j’ai reçu un appel pour me dire que ma femme et ses collègues ont été attaqués. Aussitôt, je me suis précipité jusqu’ici avec mon vélo. À mon arrivée, j’ai vu un 4×4 de la police devant moi. J’ai pu parler avec ma femme qui est sortie et m’a assuré que tout va bien. Elle est retournée à l’intérieur et y attend encore », raconte un homme parmi la foule qui patiente avec sa fille, ainsi que d’autres proches.

Rappelé au téléphone dans la nuit, ce témoin, a fait savoir que le hold-up a été l’œuvre de deux hommes armés. Sa femme et ses deux collègues ont été menacés. Elle et sa collaboratrice ont été ordonnées par les scélérats de s’écarter, au moment où ils ont contraint l’autre à leur donner ce qu’ils veulent. Puis, l’une des femmes épargnées a essayé de se sauver pour donner l’alerte depuis une galerie. Elle ignore, par contre, où sont ensuite partis les assaillants. Selon elle, le coffre de la boutique a été fracturé.

À en croire la police venue sur place avec la gendarmerie, le duo criminel non cagoulé a été équipé de sabre et de pistolet. Il a raflé un montant de 5 millions d’ariary et des portables. La dame menacée avec le couteau sous la gorge n’est pas blessée. Les malfrats se sont enfuis sans ouvrir le feu. Le personnel devait attendre le supérieur avant de pouvoir rentrer.