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Elevage – Alimentation animale plus chère

Un élevage de poules pondeuses.

La hausse des prix de l’alimentation animale annoncée par les professionnels de l’élevage a eu lieu.

Prévisible. Les prix de l’alimentation animale ont connu une hausse plus ou moins généralisée depuis quelques semaines. Un membre de l’association Malagasy professionnels de l’Elevage a indiqué que presque tous les producteurs de provende ont augmenté leurs prix. « Les hausses dépendent toutefois du taux de maïs et de tourteaux dans les produits », a-t-il souligné. Il a pris pour exemple le prix d’un sac de provende pour vache laitière qui selon lui est passé de 69 000 à 72 000 ariary. Les autres exploitations ont également vu le prix de l’alimentation augmenter que ce soit l’élevage de porc que celui des poules pondeuses et de poulet de chair. Pour une des grandes sociétés productrices de provendes dans le pays, les hausses varient de 3% à 11%. Pour notre interlocuteur, la raison est toute trouvée avec la taxation controversée des matières premières des provendes. La loi de finances initiale n’exonère plus de TVA le maïs. Il en est de même pour l’importation de tourteaux qui est désormais frappée de 5% de droits de douanes en plus donc des 20% de TVA.

Lobby

Notre interlocuteur d’indiquer toutefois qu’il est difficile pour les éleveurs de répercuter cette hausse sur leurs produits compte tenu le pouvoir d’achat des consommateurs. « En augmentant nos prix, nous prendrons le risque de diminuer nos ventes, a-t-il souligné. Les éleveurs voient alors leur marge diminuer ». Lors du passage du texte au parlement, les professionnels de l’élevage ont attiré l’attention sur un éventuel effet domino sur les filières concernées, avançant une hausse des prix de l’alimentation jusqu’à 40%, ce qui n’est pas le cas pour le moment. Quoi qu’il en soit, notre interlocuteur a fait savoir que les professionnels de l’élevage vont faire entendre leur voix en marge de l’élaboration de la loi de finances rectificative. « Nous allons plaider au niveau des députés, car nous pensons qu’ils seront plus réceptifs à ce sujet dans la mesure où la plupart connaissent la réalité des éleveurs ».