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Infrastructures – Les routes nationales impraticables

Au  PK  214+900 sur,  la  RN6,  la  route  s’est  effondrée. 

Les routes nationales se détériorent. L’état de délabrement des routes est un obstacle au développement.

Les routes nationales deviennent impraticables et dangereuses. Les risques d’affaissement de chaussées se multiplient. Plusieurs points dangereux sont observés. L’effondrement de la route au PK 214+900 sur la nationale 6, reliant Antsiranana à Antananarivo, hier, prouve que le danger est réel. Le ministère des Travaux publics appelle à la vigilance les automobilistes qui circulent sur la route nationale 7. La route s’est transformée en une seule voie, au PK 489+320, car une partie de la chaussée a été emportée par l’eau, récemment. Sur la route nationale 1, des travaux sont en cours, au PK 91, face au risque d’effondrement. Ceux qui circulent sur la route nationale 4 ou sur la route nationale 2 constatent que les chaussées se détériorent d’année en année. Un ingénieur en travaux publics estime, par exemple, qu’entre 30 à 40% de la route nationale 2 est anéantie, selon des études effectuées il y a quelques mois.

À cause de la détérioration des chaussées sur les routes nationales, des villes risquent de se trouver dans l’enclavement, à l’instar d’Antsiranana.

Perte de temps

La route qui mène vers la pointe nord de la grande île est chaotique. Mais ce n’est pas tout. L’état de délabrement des routes nationales est un facteur non négligeable de l’inflation. « La destruction des chaussées génère une perte de temps, alors que le temps vaut de l’or. La qualité de services des transporteurs se détériore et les frais de transport augmentent. Même chose pour le coût des marchandises. En effet, la consommation de carburant est en hausse, lorsque la route se trouve en piteux état, et le véhicule est parfois contraint de diminuer sa charge. En gros, cela génère une baisse du flux de personnes, des biens et des services.», s’exprime l’économiste, Dr Rado Ratobisaona.

Des travaux d’entretien sont en cours sur les nationales 2, 4, 7, entre autres, avec les fonds propres de l’État. D’autres seront réalisés incessamment, les appels d’offres ont été lancés. Les travaux d’entretiens périodiques des points noirs sur les nationales bitumées, comme sur les nationales 7, 3, 2, 4, sont, également, prévus, grâce au projet financé par la Banque mondiale, à hauteur de 200 millions de dollars, sur une durée de 5 ans, selon une source auprès du ministère des Travaux publics. Ces travaux commenceront dès la fin de la saison de pluie. Selon des ingénieurs des travaux publics, le point-à-temps et les travaux d’entretien courant ne sont pas des solutions. Les structures des routes actuelles ne seraient plus adaptées au besoin. « Il faudrait songer à élargir les chaussées et à augmenter l’épaisseur des couches.», suggère un ingénieur en Travaux publics. Ce n’est pas pour cette année qu’un tel projet se réalisera.

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