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Élevage – Les vaches laitières importées à vendre

Les  vaches  laitières  importées  peuvent  donner  cinq  fois  plus de  lait  que  les  races  locales.

Le projet d’importation de vaches laitières de race normande et montbéliarde avance avec la mise en vente de certaines d’entre elles à dix millions d’ariary l’une.

Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage met en vente les vaches laitières de race montbéliarde et normande importées par l’Etat et arrivées au mois d’octobre de l’année dernière. L’unité est vendue à un prix non négociable de dix millions d’ariary. L’objectif d’amélioration de la race de vache laitière à travers cette importation étant d’augmenter la production laitière à au moins cinq fois plus, 165 vaches ont été importées lors de la première vague. Mais 71 vaches laitières seulement seront mises en vente et elles sont indiquées être des génisses laitières gestantes.

Le programme Fihariana fait savoir que le paiement peut se faire à crédit. « L’acheteur doit présenter un dossier auprès du programme Fihariana et s’il remplit les conditions requises, 70% du prix de la vache peut être réglée à crédit. 30% doivent en revanche être versés au comptant avant l’acquisition de la vache » détaille un document du programme Fihariana.

Pâturage

Dix huit nouveaux nés sont enregistrés depuis l’arrivée des vaches laitières d’Europe, dont cinq mâles et 13 femelles. Les veaux pèsent jusqu’à 49 kilos.

Une vache laitière locale peut s’acquérir actuellement moyennant trois à six millions ariary. « Je ne pense pas que cela s’adresse à tout éleveur désirant diversifier sa race de vache ou désirant augmenter la production laitière de son bétail. Outre le prix relativement élevé, élever une vache de race étrangère n’est pas à la portée de tous » juge Hope Ratefinanahary, agricultrice et éleveuse à Analavory, dans la région Itasy. « Il faut du pâturage, et du pâturage digne de ce nom mais pas n’importe lequel et de n’importe où, du fourrage, une alimentation bien suivie, les vaccins, les soins divers et un système de sécurisation hors pair. Dans le cas de diversification d’alimentation, de la provende en catégorie est nécessaire pour les vaches gestantes et une autre pour les allaitantes par exemple. Et vu que ce sont des vaches de race étrangère, on ne sait pas encore si le mariage avec d’autres mâles de race locale réussirait à 100% même si c’est par insémination artificielle» pense-t-elle.

Toujours est-il qu’elle serait intéressée par le projet Fihariana qui offre l’acquisition de l’animal à crédit. Chaque vache laitière peut donner jusqu’à 30 litres de lait par jour. En 2019, la production laitière nationale était de près de 100 millions de litre, selon le Malagasy Dairy Board (MDB). Les besoins sont pourtant évalués à 140 millions de litres par an.

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