Les Marocains mettent le souk en Belgique et en France


27 novembre : victoire du Maroc au Qatar. Un commissariat attaqué à Liège. Drapeau belge arraché d’un balcon à Anvers. Incendies de voitures et destruction de mobilier urbain à Bruxelles. Intervention de la police anti-émeute à Rotterdam et La Haye (Pays-Bas). «Signe d’une cohabitation ethnique difficile, comme aux Pays-Bas» estime le journal suisse Le Temps. «Comment devrions-nous traiter les personnes qui ne veulent pas s’inscrire dans notre société ?» se demande la ministre belge de l’Intérieur, Annelies Verlinden. 6 décembre : qualification du Maroc au Qatar. Déto­­nations à Rennes. Tirs de mortier à Brest. Caillassage d’une rame de tramway à Nice. Treize policiers blessés à Lille. 6000 Marocains sur les Champs-Élysées. Le drapeau du Maroc accroché sur la façade de la Mairie d’Amiens. «Sommes-nous encore en France ?» s’interroge Éric Ciotti, en position favorable pour prendre la tête du parti LR (ex-UMP, ex-RPR). «Quelque chose me dit qu’il y a moins de débordements au Maroc qu’en France. Il est peut-être temps de se poser les bonnes questions», écrivit de son côté Gaël Nofri, l’adjoint au Maire de Nice. La théorie du «grand remplacement» est souvent caricaturée comme une affabulation des partis identitaires. Pourtant, c’est une stricte réalité à en croire les résultats d’une étude menée par Statbel, l’office belge de la statistique, sur l’évolution de la population belge, entre le 1er janvier 2011 et le 1er janvier 2020 : la Belgique compte une personne sur cinq d’origine étrangère. En région Bruxelles-Capitale, les Belges d’origine belge ne représentent plus que moins de 3 personnes sur 10 : contre 4 personnes sur 10 de Belges d’origine étrangère et 3,5 sur 10 d’étrangers. Dans toute la Belgique, parmi les étrangers, les Marocains devancent désormais les Italiens et les Français. «Les supporters marocains mettent le souk en France (et en Belgique), mais pas au Maroc», conclut amèrement Boulevard Voltaire. Les partis identitaires, souverainistes, nationalistes («Vlaams Belang» en Belgique, «Rassemblement National» ou «Reconquête» en France), peuvent légitimement avoir le courroux. Chaque pays doit s’inquiéter de l’éligibilité du moindre étranger à s’insérer harmonieusement dans la société et la culture locales. Autrement, ce serait un suicide national.
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