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Jeunesse – La photographie pour protéger et promouvoir les droits de l’Homme

Une image vaut mille mots. Rijasolo, photojournaliste, démontre qu’on peut bien lutter pour la protection et la promotion des droits de l’Homme à travers la photographie. « Le langage photographique, les reportages documentaires-photos, sont des langages universels qui permettent de faire passer des messages, sans qu’il y ait de barrière de langue. Dans les reportages photo-documentaires, on peut facilement faire ressortir un sujet qui démontre qu’il y a eu une atteinte aux droits de l’homme», exposait-il aux jeunes étudiants de l’université d’Anta­nanarivo, mercredi. C’était lors d’un Master Class et un symposium sur les droits de l’Homme, organisé par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (OHCHR), dans le cadre de la célébration de la semaine des Droits de l’Homme.

Grâce à ses reportages, des changements ont été apportés en termes de respect des droits de l’homme. On peut citer, entre autres, son reportage sur les militaires lors de l’opération Tandroka qui a eu lieu dans le Sud, en 2013. Cela a suscité la pacification, la lutte contre les vols de zébu. Rijasolo s’est, de même, incrusté dans les hôpitaux durant les pics de la covid19. Ses œuvres ont révélé des problèmes de prise en charge durant l’épidémie. Des images qui n’ont certainement pas plu aux autorités.

Ce Master Class et ce symposium sur les droits de l’Homme entrent dans le cadre du projet « Rary Aro Mada – Soutien à la protection des jeunes défenseurs des droits de l’Homme et consolidateurs de la paix, gage de la paix sociale et de la cohésion communautaire », mis en œuvre par l’OHCHR et l’UNESCO et financé par le Fonds pour la consolidation de la paix (PBF), qui montrent qu’il y a mille façons de promouvoir les droits de l’Homme. L’engage­ment des jeunes est sollicité pour qu’ils agissent comme des vecteurs de paix et des promoteurs des droits de l’Homme.

À Madagascar, les violations des droits de l’Homme sont encore d’actualité. Les jeunes, les plus affectés par les violations des droits de l’homme, sont peu documentés. Ce qui favorise l’impunité et handicape toutes les réponses apportées, afin de prévenir et réduire les tensions au sein de la commun au té. Les rares jeune s défenseurs des droits de l’Homme (DDH) subissent des intimidations et ne sont pas protégés.

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