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Andry Rajoelina – « L’extension du Port réduira les prix »

Andry  Rajoelina  salue  l’ambassadeur  du  Japon,  Yoshihiro  Higuchi,  hier  à  Toamasina.

Le coup d’envoi de la seconde phase des travaux d’extension du port de Toamasina a été donné, hier. Le projet aura un impact sur l’économie nationale, notamment, sur le prix des marchandises affirme le chef de l’État.

Un impact direct sur la vie de la population. C’est l’effet qu’aura le projet d’extension du port de Toama­sina, une fois opérationnel, à entendre Andry Rajoelina, président de la République. Ce projet dont le coup d’envoi de la deuxième phase des travaux a été donné, hier.

Le chef de l’État l’affirme, ce projet contribuera au développement de Madagascar et permettra de réduire le prix des marchandises [particulièrement des produits de première nécessité et le matériel de construction]. Le locataire d’Iavoloha a mis l’accent sur les effets qu’aura l’extension du port de Toamasina, qui est le plus grand projet d’investissement du pays, jusqu’à l’heure, sur le prix des produits importés, étant donné qu’il s’agit d’un des principaux problèmes rencontrés par les ménages actuellement.

Andry Rajoelina explique que la faible capacité d’accueil de navire et d’entreposage de conteneurs du port de Toamasina est une autre cause de hausse des prix. Ceci, en plus des frais du transport maritime qui ont doublé, voire triplé à cause de la crise sanitaire. Le port de la capitale de l’Atsinanana ne peut, en effet, accueillir que six navires par jour. Il ne peut pas non plus recevoir les bateaux à fort tirant d’eau. Aussi, il y a des navires qui attendent, parfois, deux semaines avant de pouvoir accoster et décharger leurs cargaisons.

À cause de l’incapacité du port de Toamasina d’accueillir les bateaux gros porteurs, une grande partie des conteneurs destinés à Madagascar doivent être transbordés sur de plus petits bâtiments dans les ports voisins, comme celui de Maurice. Toutes ces opérations entraînent des frais en plus, comme les pénalités de retard ou d’attente, ou encore, le coût d’entreposage des conteneurs. Des surcoûts qui se répercutent sur les prix des marchandises. Hier, le président de la République a pris l’exemple de produit tel que le ciment.

Une fois les travaux faits, le grand port pourra accueillir les bateaux ayant jusqu’à 16 mètres de tirant d’eau. Sa capacité d’entreposage de conteneurs sera multipliée par trois et les opérations y seront sensiblement améliorées. Au fur et à mesure de l’avancée des travaux, certaines parties du chantier seront opérationnelles chaque année, jusqu’en 2026, où la livraison officielle est prévue.

Autoroute

L’extension du port de Toamasina est financée par le Japon. Le chantier a officiellement démarré en avril 2018. Il a accusé quelques mois de retard à cause de la crise sanitaire. L’étape marquée, hier, devrait donner un coup de fouet au projet. Vis-à-vis de la scène internationale, faire du port de Toama­sina un hub du transport maritime dans la zone Sud de l’océan Indien et l’Afrique australe est, par ailleurs, l’ambition affirmée des travaux d’extension du port.

« Ce sera une renaissance pour le port et une bouffée d’air maritime pour Madagascar », déclare le président Rajoelina. Il ajoute, une infrastructure portuaire est un interrupteur pour un pays. Lorsqu’il est activé, c’est toute l’économie nationale qui s’illumine. Au final, le port de Toamasina, version 2.0, devra contribuer à augmenter la capacité d’exportation de Madagascar, selon les plans étatiques. Profitant du couloir maritime reliant l’Afrique et l’Asie, l’Asie et l’Amérique, au large de ses côtes, Madagascar escompte, aussi, à ce que Toamasina soit un carrefour maritime incontournable dans la région.

Yoshihiro Higuchi, ambassadeur du Japon l’a justement souligné, hier, Madagascar est un carrefour stratégique de l’océan indopacifique. Pour le pays du soleil levant, l’appui au projet d’extension du port de Toamasina entre dans le cadre de la vision d’un océan indo-pacifique libre et ouvert dont l’essentiel consiste à améliorer la connexion maritime entre l’Afrique et l’Asie. Le projet devrait donc placer la Grande île au centre du transport et du commerce maritime dans la région.

À entendre les discours prononcés, hier, l’extension du port de Toamasina devrait déclencher la concrétisation d’autres grands projets d’infrastructure. Le diplomate japonais a, en effet, mis l’accent sur le fait que l’accroissement de la capacité du port doit être accompagné par l’amé­lioration de la capacité de transport sur la RN2. Un impératif déjà pris en compte par l’Etat à s’en tenir aux mots de Andry Rajoelina, hier. Il affirme ainsi que les études pour la construction de l’autoroute reliant Antananarivo et Toamasina sont faites.

Selon le président de la République, l’autoroute Antananarivo-Toamasina aura une distance de 256 kilomètres. Elle passera par Ambatondrazaka, à l’entendre. Sans annoncer de date précise, le locataire d’Iavoloha soutient, la construction de cette autoroute se fera impérativement et elle commencera bientôt.

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