Régions

Mahajanga : Belna apporte pluie et rafales de vent

Le passage de la tempête tropicale au large de Mahajanga a entrainé d’inondations de quelques quartiers. Les autorités ont pris certaines dispositions.

Plus de peur que de mal ! Belna a terrorisé les habitants de Mahajanga, mais finalement cette tempête tropicale n’a pas fait trop de dégâts, si la population du district de Mitsinjo a, par contre, senti sa puissance.

Toutes les activités ont cessé à Mahajanga, hier, suite à la décision de l’Organe mixte de conception et de la gestion des risques et de catastrophes dans la région Boeny. Hier, les rues de la ville étaient quasi désertes. Aucun commerce ni magasin ni bureau et ni école n’a ouvert ses portes. De rares motos-taxis et bus qui ont circulé pour transporter ceux qui devaient se déplacer. Les marchés étaient moins fréquentés.

Dimanche toute la journée, un orage s’était abattu, le ciel était très nuageux. Dans la nuit, la pluie avait cessé. À 5 h du matin, le lundi, le ciel était encore dégagé mais vers 6h20, il a commencé à s’assombrir et les premières gouttes de pluie sont tombées.

Le bord de la mer est, une fois de plus, la première cible de la tempête tropicale Belna. Les blocs de pierre et des galets ont été déplacés par des vagues fortes et hautes. Toute la journée, la pluie s’est abattue accompagnée d’un vent fort. Une petite éclaircie est apparue vers 15h30. Mais les rafales de vent n’ont pas cessé.

Sinistrés
Deux réunions ont été tenues, dimanche après-midi, au siège de la Préfecture de Mahajanga, et à l’Hôtel de ville, hier matin, dirigées par le Préfet de Mahajanga, le chef de la région Boeny par intérim, ainsi que le maire par intérim, et le chef de district de Mahajanga I. Les représentants de l’APMF, du BNGRC, du service météorologique ainsi que du service de santé du district de Mahajanga I, la Croix –rouge, la Jirama, et les directions régionales concernées par cette catastrophe ont assisté à ces séances. Des dispositions ont été ainsi prises concernant le transport, l’éducation et la santé ainsi que l’hébergement des sans-abri. La sécurité et l’approvisionnement en eau et l’électricité étaient aussi au centre des discussions.

Ceux qui devaient quitter leurs habitations ont été priés de les abandonner. Notamment autour du Vallon de Metzinger, dont les habitants des quartiers de Tsararano Anosikely, Ambalavola, Fiofio et Mahavoky avaratra. L’eau de ce grand canal, source des inondations chaque année, a déjà atteint son niveau limite maximum. Plus de trente-huit foyers ont alors décidé, hier matin, de quitter leurs maisons. Mais ils sont encore nombreux à rester chez eux.

Pour le moment, des centaines de sinistrés sont enregistrés dans des maisons de quartier. Ainsi, cent-vingt personnes ont emménagé dans la maison de quartier Maqua à Ambalavola. L’association Mahalomba prend en charge les sinistrés.

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