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ACTION CLIMATIQUE – Hausse en perspective du financement des pays francophones

La délégation qui porte la voix de Madagascar à la COP 27.

Madagascar s’est fait hier le porte-parole des pays francophones, en ce qui concerne les financements climatiques. Le message est visiblement bien passé.

Marie-Orléa Vina laisse son empreinte à la Conférence des Parties (COP27), en Égypte. Durant le Side-Events sur le Financement climatique, qui s’est tenu, hier, la ministre de l’Environnement et du développement durable a recommandé l’organisation de plus de négociations en langue française. «Ceci permettra aux pays francophones de porter leur voix dans la lutte contre les changements climatiques, notamment, dans les négociations sur les financements», lance-t-elle, hier. Selon une source auprès du ministère de l’Environnement et du développement durable, les pays anglophones bénéficieraient plus de financement que les pays francophones.

La langue serait une barrière dans les négociations. Il en sortait que les pays francophones seraient privilégiés. «Vous payez les conséquences des changements climatiques en n’étant pas responsables. Tout le continent pollue moins de 4 % de la pollution globale. (…) Ça c’est une grande injustice», a déclaré Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, à l’endroit des pays d’Afrique, notamment.

Fonds vert

Madagascar réclame le déblocage du Fonds vert pour le climat d’un montant de 100 milliards de dollars, au profit des pays les plus touchés par le dérèglement climatique, décidé lors de la COP de Paris, pour faire face aux conséquences des changements climatiques. Les fonds débloqués, depuis, ne seraient pas suffisants. Madagascar a de nombreux projets en vue dans les zones les plus impactées par ce dérèglement climatique, notamment, dans le Sud. Les sécheresses y sévissent et génèrent la faim. Les cyclones sont de plus en plus puissants, à tel point que leurs zones de passage mettent des années pour se relever. Les habitants de la région du Sud-Est, par exemple, endurent l’insécurité alimentaire, près de dix mois après les passages des cyclones dans cette zone. De nombreux établissements scolaires, sanitaires, des infrastructures routières n’ont pas encore été réhabilités. Seul, Madagascar n’arrivera pas à gérer les conséquences de la forte émission de gaz carbonique, au niveau mondial.

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