Culture

Musique vocale – Les Cris de Paris répètent en live

Le temps d’une répétition en public pour leur prochain concert « Amore Amore », l’ensemble de musique vocale Les Cris de Paris a déjà séduit par son professionnalisme.

Un sens de partage. Curieux de savoir comment se monte un concert de qualité, le public est venu en masse pour assister à la répétition commentée de « Amor Amor » par Les Cris de Paris à l’Institut français de Madagascar ou IFM à Analakely, hier après-midi.

Avant l’ouverture des portes à 13 heures, une longue file d’attente s’est formée devant l’entrée de l’IFM. Visiblement, un public de tous âges, majoritairement jeune, a manifesté son intérêt à apprendre quelque chose, sur ce que le concert « Amor Amor » va être, mais surtout sur la façon de travailler du prestigieux ensemble vocal Les Cris de Paris.

À l’heure convenue, la séance commence après une brève introduction des responsables. Bérengère Sardin à la harpe, Martin Bauer à la viole de gambe, les sopranos Marie Picault et Michiko Takahashi, l’alto Stéphanie Leclerc, le ténor Ryan Veillet, et le baryton-basse Mathieu Dubroca vont travailler la partie de la fin de « Amor Amor », sous la direction de Geoffroy Jourdain. Ce dernier éclaire d’abord l’assistance sur l’histoire de cette interprétation de la célèbre œuvre du grand compositeur Claudio Monteverdi qu’ils ont commencé à monter quelques jours plus tôt.

Puis, tous les membres se mettent en action en commençant par « A Dio Florida bella ». Au milieu du morceau, Geoffroy Jourdain fait signe d’arrêter. Il donne des consignes aux instrumentistes et aux chanteurs afin de rendre l’interprétation meilleure. Précision vocale, ajustement sur les tons, les notes, les soupirs, jusqu’à déplacer les artistes afin de rapprocher ceux qui sont dans la même gamme, constituent la perfection à atteindre que le directeur artistique veut avoir lors du concert. Au bout de deux ou trois reprises, le morceau est validé par le chef, et le groupe continue les morceaux suivants.

Conquis d’avance

Aperçu dans le public, Zouzar Bouka, Chairman de Vision Madagascar, a été sous le charme. Toute l’assistance n’a pas manqué d’applaudir à chaque fin de morceaux. Elle était déjà conquise par cette répétition qui révèle la manière de travailler de cette formation de haut niveau et surtout impatiente d’assister au concert définitif qui aura lieu le vendredi 11 octobre à 19 heures à l’IFM. À la fin de la séance, un groupe de jeunes a profité de l’occasion pour poser quelques questions à Martin Bauer sur la viole de gambe, un instrument pas très familier pour eux.
« Nous trouvons formidable ce public attentif et la bienveillance des gens dans notre travail. Ils étaient en empathie. Nous sommes vraiment contents que le premier contact passe par une répétition publique », ressentent Les Cris de Paris.

« C’est un répertoire pas très souvent joué. Il y a des nouvelles approches côté technique, en ce qui concerne les instruments et les voix. C’était très instructif », constate Ryan, un élève musicien dans une école de la capitale. « J’aime bien la façon de chanter de Michiko. Elle est émouvante et charmante », avoue la petite Louise.
Les Cris de Paris sont en résidence artistique à Madagascar. Dans un esprit de découverte, de création, et d’échanges autour de la musique vocale baroque, d’autres concerts suivront ce premier.