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Mitsinjo : Un district handicapé par un problème de transport

Mitsinjo fait partie des six districts qui constituent la région Boeny. La vie quotidienne y est complètement dépendante des moyens de transport et de leur surcharge.

De très mauvaises routes. La circulation quotidienne des personnes et des marchandises est l’un des grands problèmes qui nuisent au développement de la partie occidentale de la région Boeny, en général, du district de Mitsinjo, en particulier. Ce qui est vraiment dommage car des sites touristiques importants y sont observés, dont le complexe Mahavavy-Kinkony dans l’Antrema. Sept communes composent celui-ci, dont celle de Matsakambanja qui regroupe douze fokontany, notamment Namakia. Pour rejoindre cette localité sucrière, il faut rejoindre Katsepy par voie maritime (bac, hors-bord ou vedette rapide) avant d’arriver à Matsakambanja qui est distante de la commune urbaine de Mitsinjo par 15km.

Des poids lourds, des véhicules habitués aux longs voyages et des 4×4 desservent cette partie du district de Mitsinjo. Un horaire fixe doit être respecté si l’on doit rejoindre Mitsinjo et Namakia tous les jours et il en est de même pour le retour. Le départ des cars s’effectue en fonction de l’arrivée et du départ des bacs « Madaba » et « Baobab ». « Madaba » débarque très tôt à Katsepy, vers 7h30, 8 heures au plus tard, et un premier voyage sur route quitte la localité à destination de Mitsinjo, en passant par Antongo­menabevary, Masiakakoho et Namakia. « Baobab » y arrive vers midi et demi et ne revient que le lendemain.

Les grands cars sont les premiers à remplir, soixante- trois passagers y sont entassés comme des sardines. Soit six personnes par rangée au lieu de quatre comme prévu par le nombre de sièges. Récemment, on a même compté plus de soixante-dix personnes dans le car, non compris les bébés et les enfants de moins de 5 ans. Les surcharges sont devenues le lot quotidien des usagers.

À côté du chauffeur, six autres passagers prennent place au-dessus du moteur et près de la boite à vitesse, dont trois en position parallèle. Les impatients qui n’ont pas pu obtenir une place à l’intérieur, doivent monter sur le toit pour pouvoir partir. Car le prochain départ n’aura lieu que le lendemain matin. Ils étaient sept gars à y grimper le mercredi 2 octobre.

Monter dans les véhicules tout terrain est aussi mortel car si les places sont limitées à huit, les passagers sont
serrés à l’intérieur et finalement, ils se retrouveront à vingt personnes dont trois devant, à côté du chauffeur.

Surcharge

Derrière, les deux sièges placés face à face sont prévus pour huit personnes et huit autres sont assises sur la banquette du milieu. Les aides-chauffeur au nombre de deux ou trois, deux autres passagers ainsi que les bagages sont placés sur le toit de la voiture.

Il faut compter près de quatre heures de temps pour les cars et deux heures pour les 4×4 pour relier Katsepy à Namakia. La distance entre les deux localités est pourtant de 60km en terre battue. Il faut traverser des routes secondaires très poussiéreuses et très cahoteuses avant d’arriver à Namakia. Et l’on imagine qu’en période de pluie, la route est totalement impraticable.

Pour ceux qui veulent rejoindre le matin la Cité des Fleurs, ils doivent partir à 2 heures du matin de Namakia en car ou en 4×4, afin d’être à l’heure pour prendre le bac ou les vedettes rapides à destination du port de Mahajanga.
Le prix du ticket coûte 10 000 ariary. Les autorités, dont celles des Travaux publics devraient se pencher sur ce sérieux et vital problème de transport dans le district de Mitsinjo. Car à part ces cars et 4×4, aucun service de transport ne dessert dans la ville. La société sucrière Ouest Sucre ou Coplant met à la disposition de son personnel des navettes gratuites parce que personne n’ose investir dans le transport urbain car ce n’est pas rentable. Aucun bajaj ni taxi-moto n’y est visible. Seuls les charrettes à bœuf, vélos ou motos sont utilisés pour se déplacer, ou bien il faut marcher.

 

1 commentaire

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  • Bonjour,
    Que de souvenirs…Namakia où avec ma femme, ma très jeune femme, 19 ans, tout juste mariés, avons passé deux ans. Etant enseignant, j’y ai vécu en tant que coopérant, à la place du service militaire. Ma femme enseignait aussi et s’occupait de la maternelle. Moi-même étant le  » directeur  » de l’école élémentaire et des cours par correspondance étaient dispensés pour les collégiens. C’est ainsi que nous avons passé deux années scolaires ( 1975/1977 ) dans ce village et surtout avons eu la chance d’avoir notre premier enfant qui est né à Namakia. Je ne sais ce qu’est devenue l’usine. Nous nous retrouvions, le soir, au cercle, avec les cadres français et malgaches.

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