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Élections présidentielles et législatives – Une mission pour faire l’audit de la liste électorale

Contrôle. Une mission dépêchée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), est à Antananarivo, depuis le week-end. Conduite par le général Siaka Sangare, délégué général aux élections du Mali et président du Réseau des compétences électorales francophones (RECEF), le mandat de la délégation francophone entre dans le cadre de l’appui au processus électoral. Elle fera « un audit du fichier électoral pour les élections présidentielles et législatives de 2018 ».
Des échanges avec les autorités malgaches figurent, également, dans le planning de la délégation du RECEF. La première rencontre s’est tenue, hier, avec Henry Rabary-Njaka, ministre des Affaires étrangères. Selon le chef de la délégation du RECEF, sa rencontre avec le ministre Rabary-Njaka, l’aurait convaincu de « l’engagement ferme », des autorités malgaches, à organiser « des élections libres, transparentes et crédibles, en 2018 ».
Si la tenue d’au moins la présidentielle vers la fin de l’année prochaine est affirmée par les tenants du pouvoir, le débat actuel porte sur ce qui se passera avant cette échéance. La communauté internationale ne souhaite pas entrer de front dans la polémique. L’éventualité d’un référendum constitutionnel avant l’élection du chef de l’État, déchaîne, cependant, des réactions passionnées. Hery Rajaonari­mampianina, président de la République, lors d’un petit déjeuner de presse, à Iavoloha, le 16 septembre, a indiqué que les dispositions concernant les élections seraient retouchées.

Préalable
L’idée que l’article constitutionnel relatif à la démission préalable du Président candidat à sa succession est, entre autres, la cause d’une forte levée de bouclier contre l’initiative d’une révision constitutionnelle. Plusieurs estiment que « la nécessité impé­rieuse », condition voulue par la Constitution, pour que sa révision puisse se faire, n’est pas remplie. L’argument selon lequel l’intention de l’Exécutif est de donner aux « Fokotonay », le statut lui permettant de jouer pleinement un rôle dans le développement, semble, pour l’heure, difficilement convaincre.
Dans un discours qu’il a prononcé, vendredi, à Ihosy, le président Rajaonarimam­pianina, a, pourtant, affirmé sa détermination à engager son initiative de révision de la Constitution, avant la présidentielle, notamment.
« Les Fokontany sont la base du développement. Au lieu de s’opposer à cette initiative, osez en débattre », a lancé le chef de l’État.
Aussi, bien que la communauté internationale s’en tienne seulement à l’appui pour la présidentielle et qu’une partie de l’opinion publique s’y oppose farouchement, un référendum semble être une étape préalable incontournable pour l’Exécutif.

Garry Fabrice Ranaivoson

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