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Élections sénatoriales – La coalition IRD en épouvantail

Denier  bastion  du  parti  HVM,  la  majorité  au  Sénat  pourrait changer  de  main  à  l’issue  du  scrutin  du  11  décembre.

Le conseil du gouvernement a validé la proposition de la CENI, sur le calendrier des élections sénatoriales. Rendez-vous donc, le 11 décembre pour le vote.

LE top départ. Le coup d’envoi du processus des élections sénatoriales est officiellement donné. Le conseil du gouvernement d’hier, a validé la proposition de calendrier faite par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Le vote se tiendra donc, le 11 décembre.

Les écuries politiques et autres acteurs désireux de prendre part à la course pour les sièges à la Chambre haute peuvent désormais peaufiner leurs préparatifs. Ils n’auront pas beaucoup de temps. Selon le calendrier validé par le gouvernement, la période de dépôt des dossiers de candidature s’ouvrira le 28 septembre et sera clôturée le 12 octobre. Il faudra, du reste, rassembler la somme nécessaire pour payer la caution qui est de 15 millions d’aria­ry « par liste et par circonscription électorale ».

Sauf revirement spectaculaire, le nombre des sénateurs sera réduit à dix-huit. Douze d’entre eux seront élus et les six autres, désignés par le président de la République tel que prévu par la Constitution. Les six provinces constituent les circonscriptions électorales. Il y aura deux sièges à pouvoir pour chaque province donc. Avec un effectif aussi réduit, briguer un siège au sein de la Chambre haute ne sera pas aisé.

Avantage

La période de campagne électorale qui court du 19 novembre au 9 décembre, ne sera pas de trop pour les candidats, afin de séduire les grands électeurs. En l’absence d’élus au niveau des provinces et des régions, il n’y aura donc, que les maires et les conseillers communaux ou municipaux pour composer le collège électoral.

De prime abord, la coalition soutenant le président de la République, connue sous le sigle IRD, jouit d’un avantage conséquent dans la chasse aux sièges au Sénat. Déjà qu’il y a les six sénateurs nommés par le chef de l’Etat, la déferlante orange aura l’occasion de dominer le Parlement en s’arrogeant une majorité écrasante au Sénat.

Selon Hery Rasoamaro­maka, gouverneur d’Anta­nanarivo, et un des ténors du parti « Tanora Malagasy vonona » (TGV), la coalition présidentielle compterait près de neuf-cent maires. A cela s’ajoutent des milliers de conseillers communaux et municipaux répartis dans les mille- six-cent-quatre-vingt-seize communes du pays. L’éventualité de voir une liste de candidat indépendant aux sénatoriales n’est pas à écarter.

Sauf changement, les deux principaux partis d’opposition que sont le « Tiako i Madagasikara » (TIM), et le « Hery vaovao ho an’i Madaga­sikara » (HVM), devraient aussi, aligner des listes de candidats aux sénatoriales. Bien que les chiffres n’aient pas été à la hauteur de ses ambitions, le TIM est tout de même parvenu à faire élire des maires et des conseillers municipaux et communaux.

La formation présidée par Marc Ravalomanana, ancien chef d’Etat, reste un concurrent sérieux des couleurs orange dans la province d’Antananarivo, notamment. Le fait qu’il dispose de près de la moitié des sièges au conseil municipal de la capitale en témoigne. Le HVM, pour sa part, mise sur les élus indépendants. Plusieurs élus seraient, en vérité, issus des rangs des Bleus. Ils se seraient présentés sous des couleurs indépendantes « par choix stratégique ou par crainte de représailles politiques ».

Les Bleus se sont abstenus de prendre part à des joutes électorales depuis leur défaite aux présidentielles. Leur majorité au Sénat leur a permis de continuer à peser dans l’arène politique, jusqu’ici. Le HVM compte donc, faire un come-back durant les sénatoriales. Pour cela, il mise sur la fidélité de ses anciens membres qui se sont émancipés. Ce sera aussi, une manière de mesurer sa force en vue des présidentielles de 2023, mais également, d’essayer de garder un pied au sein d’une institution.

Seulement, autant pour les Bleus, que pour le TIM, le petit nombre de sièges à pouvoir pourrait compliquer la donne. Un temps, la majorité actuelle au Sénat, concoctait une proposition de loi pour augmenter l’effectif des membres de la Chambre haute, au nom de la représentativité. Si l’initiative est maintenue, le texte devrait être présenté lors de la prochaine session ordinaire. Seulement, il est peu probable que cette initiative reçoive l’assentiment de la majorité à l’Assem­blée nationale.

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