Economie

Tourisme vert – La région SAVA en timide position

Verdoyante. Cette région du Nord-est de Madagascar n’est pas que vanille.

La couleur verte du paysage observée partout, à Sambava, Antalah a, Vohémar ou Andapa, les quatre districts composant la région SAVA, est heureusement encore quasi-permanente. L’environnement y est naturel. C’est le poumon vert de Madagascar car à elle seule, la région rassemble la quasi-totalité des forêts primaires du pays. 70% de la forêt primaire comme l’indique la description de l’Office régional du Tourisme de Sava.

« Deux parcs nationaux, Masoala avec ses 230 000 ha et Marojejy, 55 000ha avec son point culminant de 2132m sont nichés dans la région Sava. Ce sont les points forts de notre région mais nous développons d’autres atouts touristiques », explique Bruno Lee Sio Tsion, opérateur touristique dans la région Sava. « Nous mettons en avant cette beauté verte de la nature avec du trekking et des circuits sur la rivière de Bemarivo, par exemple. Sans oublier de démontrer les lémuriens spécifiques de la région Sava qui sont appréciables notamment dans les réserves d’Anjanaharibe Sud et de Loky Manambato du côté de Daraina dans l’ouest », ajoute encore l’interlocuteur.

Faible

Les plantations de vanille, girofle et café son t, par ailleurs, visibles un peu partout que l’Office régional du Tourisme de Sava inclut la visite et le secret de ces plantations dans ses offres touristiques. On dénombre quelque 2500 à 3000 touristes par an visitant la région Sava, dont la moitié est principalement attirée par le parc national de Marojejy. « Les infrastructures d’accueil ne nous posent pas tellement de problèmes. L’on ne peut dire que c’est assez, mais nous incitons des opérateurs à investir encore un peu plus en quantité et en qualité », souligne encore Bruno Lee Sio Tsion. Avec les touristes de loisirs et les voyages d’affaires, les hôtels n’arrivent encore qu’à 40% de taux de remplissage. « L’accent est mis sur cette qualité de l’accueil. Nous avançons petit à petit vers la formation de nos jeunes professionnels. Des démarches avec de grandes écoles comme l’Institut national du Tourisme et de l’hôtellerie (INTH) sont en étude », faitil savoir. On compte quatre vingt-cinq guides pour toute la région. Et les formations de formateurs en métier du tourisme se font encore rares. La SAVA cible des touristes nationaux et internationaux pour son tourisme vert.

La réhabilitation de l’axe Ambilobe-Vohémar sur la RN5A redorera encore plus l’image de cette région verte. De même que la reconsidération des infrastructures aéroportuaires notamment à Sambava, qui pouvait accueillir un boeing 737-800 dans le temps. L’ouverture d’une ligne régionale, ne serait-ce que vers La Réunion, constituera une bouffée d’air nouveau pour le tourisme dans la région Sava.

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