Editorial

Communionales

e pape est venu, il a vu, il a convaincu. C’est déjà une note du passé que l’histoire retiendra. On aura noté un pape qui est la simplicité incarnée, préférant se mettre devant dans sa petite Toyota au gros 4×4 qui l’escorte. Sans le dire dans ses discours, c’est un message clair qu’il a voulu transmettre. Gageons que le million de personnes qui a bravé le vent, le froid et la poussière à Soamandrakizay aura bien retenu le message de son homélie. Écouter est une chose, entendre en est une autre.

L’actualité continue après le passage de chef de l’État du Vatican. Après les trois jours de communion, place main tenant aux communionales. Un rendez-vous important pour le développement étant donné qu’il s’agit d’une élection de proximité au niveau d’une collectivité essentielle de base.

Les candidats potentiels semblent encore groggy par les coups directs assénés par le pape François à l’endroit des dirigeants. Les messages du pape sonnent comme une règle militaire. Pour le moment, les aspirants maires ne se bousculent pas au portillon. C’est inquiétant même si on sait que tout le monde attend le dernier moment pour se décider.

La capitale passe un moment crucial durant ces élections communales. Il ne faut plus qu’on immole Antananarivo sur l’autel des luttes intestines politiques. Cela fait dix ans que l’ancien président Ravalomanana a supprimé le statut spécial de la mairie d’Antananrivo dans l’esprit mesquin de couper les bras d’Andry Rajoelina, nouveau maire élu à l’époque. Aujourd’hui, son épouse de maire subit les conséquences de sa propre turpitude.

Antananarivo est une ville dont la situation est inqualifiable aujourd’hui. elle ne mérite plus d’être prise en sandwich par les différends politiques, l’alternance manivelle, d’être gérée dans une anarchie autorisée, de subir les inerties et la démission dictées par des calculs bassement électoraux.

La capitale a besoin d’une discipline de fer pour ressusciter. Qu’importe son appellation, dictature ou pouvoir totalitaire, l’important est d’avoir une administration avec une main de fer, qui n’a pas froid aux yeux pour rétablir une situation au bord de la mort subite.

Il va falloir trouver un candidat qui réponde à ces exigences pour séduire l’électorat tananarivien qui a toujours privilégié le profil et la potentialité d’un candidat à son appartenance politique. Il reste trois jours aux partis politiques pour trouver cet homme providentiel, le futur pape d’Antananarivo que les communionales introniseront.

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