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Communales : La capitale en quête d’un nouveau départ

À 72 heures de la clôture du dépôt de candidature, il n’y a qu’un seul candidat à Antananarivo. La population rêve pourtant d’une nouvelle administration de la ville.

P as d’emballement. À 72 heures de la clôture du dépôt de candidature, il n’y que trente six prétendants déclarés aux élections communales du 27 novembre dans tout Madagascar dont un seul à Antananarivo. À croire que la capitale désintéresse complètement les partis politiques. Il y de quoi d’ailleurs étant donné que dans la situation où elle se trouve actuellement, il faudra un Rambo pour lui redonner ses lettres de noblesse. Les Tananariviens espéraient qu’avec Lalao Ravalomanana, la ville allait retrouver son lustre. Rien n’y fit. Aucune des promesses de campagne du maire n’a été tenue. Sa fin de mandat a été marquée par une aggravation de l’anarchie générale au quotidien dans la ville, par une gestion mercantile de la capitale avec la création d’échoppes et de kiosques là où il ne fallait pas.

L’éclairage public est resté ce qu’il est avant son arrivée à la mairie. Antananarivo n’est plus la ville de lumière : fierté de Dox. Les rues sont dans un piteux état et c’est le pouvoir central qui est venu à la rescousse, ces derniers temps, pour retaper certains axes importants. La propreté n’est plus le point fort de la ville.

Candidat idoine

Le manque de subvention de l’etat avancé comme explication de cet échec est loin d’être valable. Certaines mesures ne dépendent pas de contraintes budgétaires. Il suffit d’avoir une détermination et une volonté.

Le TIM tentera, néanmoins, de conserver la capitale par tous les moyens. Lalao Ravalomanana aura du mal à se faire réélire eu égard à son bilan peu élogieux. L’erreur serait de vouloir faire un mandat de trop. Son mari pourrait reprendre le relais selon les chuchotements à Ampandrana. Un dernier recours pour rester dans le giron politique après sa défaite à la présidentielle et sa tentative presque ratée d’être le chef de l’opposition.

Mais à en juger les résultats du TIM à Tana à la présidentielle et aux législatives, il est visiblement en perte de vitesse. Il risque ainsi gros en se présentant aux communales. en boxe, on appelle cela le combat de trop. C’est d’autant plus vrai que Ravalomanana n’a plus les moyens financiers de 1999 et 2002 pour faire une grande campagne. Son empire a été considérablement affaibli.

Antananarivo a trop souffert depuis quatre ans et rêve d’un nouveau départ. Une nouvelle aventure sans lendemain anéantira complètement la capitale. Les divergences de vue entre le pouvoir et la mairie n’a pas arrangé les choses. Il faudra un maire en phase avec l’État central pour sauver la capitale. La balle est ainsi dans le camp de la majorité qui a intérêt à faire un bon casting pour conquérir Tana. Ce n’est pas le plus facile et selon les indiscrétions, l’état-major de l’IRD est en train de plancher dessus. D’ici la clôture de la candidature, on trouvera le candidat idoine.

La réfection de certains axes de la ville est un bon point pour le futur candidat de l’IRD. Il faut continuer sur cette lancée pour répondre aux attentes de la population qui souhaite une capitale digne de ce nom, qui se développe et suit le train de l’émergence.

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  • Souvenir , souvenir …D’aucuns pourraient bien avoir en mémoire la fougue et le bluff de Marc Ravalomanana en 2001 en susurrant faux à qui veut l’entendre à cette époque qu’il est candidat à la mairie d’Antananarivo . Les temps ont changé le roublard fourbe dans son état n’a pas plus cette verve insolente et triomphante d’antan pour la simple et unique raison il est conscient qu’il n’est plus en mesure de peser électoralement dans la capitale . La sociologie actuelle de l’électorat ne s’assimile plus à une propriété privée du TIM et c’est une grave erreur d’appréciation de la part de leurs militants vulgairement fanatiques de claironner le contraire . Nous ne pouvons qu’espérer qu’il soit candidat et qu’il soit battu royalement…

  • Souvenir , souvenir … D’aucuns pourraient très bien avoir en mémoire la verve et le bluff de Marc Ravalomanana en 2001 un an bien avant les communales dans la capitale . Force est de constater que les temps ont changé et qu’une nouvelle donne embarrassante se présente à ce roublard : le bilan controversé de sa femme à l’hôtel de ville . Le fait de pleurnicher auprès du SADC , de l’union Européenne et récemment du souverain pontife n’est pas un gage de victoire loin s’en faut . La sociologie électorale d’Antananarivo ne se résume pas uniquement aux militants fanatiques du TIM . En tous cas on souhaite ardemment qu’il soit candidat à cette échéance capitale pour son avenir politique et qu’il soit battu royalement . La révision de son procès pour les tueries d’Ambohitsorohitra en 2009 devrait être de nouveau d’actualité pour ne pas facilement accepter une « amnistie de fait » en gros une anomalie juridique et historique .