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Épidémie de coronavirus – Un déconfinement presque total

La  prolongation  de  l'état  d'urgence  sanitaire  implique  le maintien de  certains  dispositifs  malgré  le  déconfinement  progressif.

Outre quelques restrictions en vigueur à Analamanga, le déconfinement est décrété sur tout le territoire. Des dispositifs inhérents à l’état d’urgence sanitaire restent, néanmoins, d’actualité.

LIBÉRÉ, délivré. Un tube hurlé par certains qui ont mal vécu les affres du confinement, suite à l’annonce présidentielle, hier. Durant une émission spéciale, Andry Rajoelina, président de la République, a, en effet, édicté « le retour à la normale », de la vie sur la quasi-totalité du territoire.

Même dans la région Analamanga qui, en principe, était en « reconfinement total », durant plus d’un mois, les nouvelles mesures partagées par le chef de l’Etat, hier, sonnent comme « un déconfinement presque total ». Selon ses dires, les décisions qu’il a annoncées, hier, découlent de diverses concertations avec l’Académie de médecine, les autorités sanitaires et les acteurs socioéconomiques.

« Le constat est qu’économiquement, le confinement n’est plus supportable pour les Malgaches », déclare le président. A l’entendre, les nouvelles mesures en vigueur découlent d’une évaluation basée sur quatre phases d’évolution de la propagation du coronavirus. Le pic de la contamination aurait donc déjà été atteint dans les deux régions considérées comme épicentre de l’épidémie que sont Analamanga et Atsinanana.

La région Atsinanana qui comprend, entre autres, les districts de Toamasina I et II, serait ainsi dans la phase I. Le taux de contamination y serait dans la courbe décroissante. Aussi, « sont-ils entre en déconfinement. Les habitants peuvent reprendre une vie normale, en tenant compte des mesures qui s’appliquent sur l’ensemble du pays », annonce le chef de l’Etat. Analamanga serait en phase II. C’est-à-dire que le pic est dépassé, mais la situation serait en phase de stabilisation.

Interdiction d’entrée et sortie

Dans l’attente que le taux de contamination amorce une courbe décroissante, le déconfinement est donc, partiel à Antananarivo et les districts d’Avaradrano, Atsimondra, ainsi qu’Ambo­hidratrimo. « Grâce à Dieu, la situation nous permet d’alléger le confinement à Anala­manga », soutient le Président.

Ce déconfinement partiel est, toutefois, quasi-total. Les travailleurs qu’ils soient du secteur public ou du privé, sont en effet, appelés à revenir pointer jusqu’à 17 heures. A l’instar de la dernière quinzaine, toutes les activités économiques peuvent reprendre. Le couvre-feu court de 21 heures à 4 heures. « Le confinement a été nécessaire pour briser la chaîne de contamination », explique Andry Rajoelina.

Le président ajoute que « les transports en commun ont favorisé la propagation du virus ». Les « taxibe », restent ainsi confinés au garage. Leur retour aux affaires dépendra de l’évolution de la situation sanitaire durant les quinze prochains jours. Faute de transport en commun donc, à charge pour les employeurs d’organiser le déplacement des salariés. L’interdiction de sortir ou d’entrée à Analamanga reste, également, en vigueur. Quelques régions seraient, par ailleurs, dans la phase III du niveau de propagation du virus.

Bien que les patients ne soient pas nombreux, le taux de contamination y serait en courbe ascendante. Il y a, entre autres, les régions Boeny, Itasy, Betsiboka et Alaotra Mangoro. Les décisions concernant le confinement dans ces collectivités sont à la discrétion des Centres de commandement opérationnel (CCO) régionaux, sous la coordination du CCO national. A l’instar d’Analamanga, l’interdiction d’entrée et de sortie s’applique à toutes les régions qui se trouvent dans la phase I, II et III.

Le conseil des ministres de samedi, du reste, a prolongé l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire. L’interdiction de réunion de plus de cinquante personnes est toujours de rigueur, tout comme le port de masque. Les lieux de cérémonie et de réunion restent ainsi, fermés. Il en est de même pour les compétitions sportives. Les écoles restent, également, closes. Le président Rajoelina assure, cependant, que les examens officiels auront bien lieu.

Les annonces d’hier ca­drent avec l’optimisme martelé par le chef de l’Etat depuis quelques jours. Hier, il a réaffirmé que le retour de la saison chaude devrait aider à limiter la propagation du virus. Il a renouvelé sa confiance en les protocoles de traitement appliqués, sans oublier le Covid-Organics (CVO). Il souligne que la guerre contre la Covid-19 n’est pas terminée, « mais nous en viendrons à bout ».

Nosy Be rouvre le 1er octobre

Une annonce attendue par toute une île. Les opérateurs touristiques et probablement, l’ensemble des habitants de Nosy Be pourraient avoir poussé un ouf de soulagement à l’écoute d’une des décisions présidentielles, hier. Le ciel de l’île aux parfums rouvrira à partir du 1er octobre. Le feu vert pour la reprise des activités touristiques. Des mesures sanitaires doivent, néanmoins, être respectées.

Un test au départ et à l’arrivée est exigé de tous les touristes. Un tunnel de désinfection sera, également, installé à l’aéroport de Nosy Be. Les touristes doivent avoir un billet retour et ne seront pas autorisés à sortir de l’île aux parfums. Selon le président de la République, la réouverture du ciel de Nosy Be et la reprise du tourisme sera un test pour le reste du pays, afin d’envisager la réouverture du ciel de Madagascar.

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