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Électricité – La Jirama dans une situation critique

La  Jirama  est  en  difficulté  pour  l’approvisionnement en  fuel  de  ses  turbines.

Un lot de problèmes. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures Andry Ramaroson admet que la société d’électricité et d’eau de Madagascar (Jirama) se trouve dans une situation critique.

Au micro du journal RTA Actus, hier, il a livré les nombreux problèmes auxquels la société fait face. Les revenus de la Jirama sont réduits, suite à la crise sanitaire. Avec la crise mondiale, générée par la guerre entre l’Ukraine et la Russie, le prix du fuel a doublé. Ce qui signifie que la charge de cette société a aussi doublé. De ce fait, la société est limitée dans ses investissements. Elle n’a pas beaucoup de moyens pour travailler. Ses moyens pour l’achat de fuel sont restreints. Si auparavant, elle a pu acheter deux transformateurs, elle ne peut en acheter qu’un, en ce moment. Un autre problème s’y ajoute. Et pas des moindres. La Jirama doit acheter directement du fuel au niveau des stations-service pour faire fonctionner ses centrales, au niveau des régions. Terminer les réquisitions des compagnies pétrolières.

Les impacts sont désastreux. Le délestage s’intensifie. Les coupures d’électricité exaspèrent les usagers de la Jirama. Hier, des citadins ont dû supporter près de trois heures de coupure. « Ces longues coupures de courant et à répétition nous pénalisent. Imaginez que pendant au moins deux heures, vous êtes contraints de suspendre votre activité à cause du délestage, alors que vous avez des commandes à terminer. », assène Mahiratra Randrianiaina, une pâtissière à Mandroseza.

Gap de production

Sa frustration n’est pas un cas isolé. Le chef de l’Etat, Andry Rajoelina, rattrapé par une coupure de courant de quelques minutes, pendant son discours au CCI Ivato, mercredi, lors de la cérémonie d’ouverture du colloque sur le foncier, a exprimé une grosse colère.

La Jirama explique le délestage sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) par un gap de production dans le RIA. Pourtant, il y a à peine quelques jours, la Jirama a annoncé l’avancement de la réhabilitation du groupe G1 de la centrale hydroélectrique d’Andekaleka. La centrale a fourni 71 MW, depuis le début de cette semaine, après le premier jour d’essai du groupe G1 qui a pu fournir 14 MW, après son premier jour d’essai.

La Jirama va-t-elle arriver à sortir sa tête de l’eau ? Jusqu’à quand sa trésorerie lui permettra-t-elle de continuer à tourner, dans ces conditions ? Andry Ramaroson estime que la Jirama manque de mesures d’anticipation, et sollicite la société de renforcer ses contre-attaques.

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