Régions

Ambanja – L’habitat des pilleurs de mangroves brûlé

Les cases en falafa des destructeurs de mangroves ont été réduites en cendres par les forces de l’ordre.

La région Diana a autrement célébré la Journée mondiale de l’Environnement. À cause de la pandémie, le carnaval a été remplacé par une opération anti-pilleurs de mangroves.

Dans la région Diana, la date du 5 juin, Journée mondiale de l’Environnement, est passée inaperçue à cause de la pandémie mortelle du coronavirus. Aucune célébration solennelle n’a été prévue dans les districts qui composent la région. Cette fois, les autorités régionales, dirigées par le préfet Adèle Rabemamory, ont adopté une approche différente. Ils ont choisi le district d’Ambanja pour poursuivre la deuxième phase de l’opération environnementale axée sur la lutte contre la destruction de la forêt de mangrove, en coopération avec les forces de l’ordre. L’opération s’est déroulée dans les villages de Bezavona et d’Antanambao-Andranomody.

L’action visait à brûler   l’habitat des pilleurs et destructeurs de mangroves qui ont occupé illicitement une grande partie du site classé Aire protégée. Durant cette opération d’assainissement, trente cases fabriquées en matériaux locaux ont été brûlées. Pour éviter les infractions répétitives dans la localité, il est également décidé de créer un poste avancé de la gendarmerie dans la commune d’Ampasindava.

Onze arrestations

Les douze propriétaires de ces cabanes en falafa ont été appréhendés par la gendarmerie, lors d’une récente opération. Onze d’entre eux sont déjà placés en mandat de dépôt, un autre qui vient d’avoir 14 ans, a été remis à ses parents à Nosy Be. Au moment de l’opération, quatre cent vingt sacs de charbon ont été saisis.

Selon Claude Radison directeur régional de l’Environnement et du développement durable, une superficie de cent quatre vingt dix hectares ont été exploités illégalement par ces individus au cours de ces sept dernières années. Il a également ajouté que, récemment, soixante quinze fours de trente mètres chacun, ont été découverts étalés sur dix hectares.

Il n’a pas caché son souci de voir un éventuel retour d’autres pilleurs sur le site, après cette opération. Il veut surtout une action permanente pour les en empêcher. De nombreuses questions se posent actuellement sur le rôle des gestionnaires du site face à cette destruction massive des richesses naturelles qui se trouvent dans la zone de l’Aire protégée.