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Sida – Les séropositifs dépistés augmentent

De nouvelles statistiques sur le Vih/Sida sont alarmantes. Le nombre de séro­positifs grimpe à Antananarivo et dans d’autres grandes villes, depuis janvier.

En hausse. Quarante-cinq personnes ont été testées positives au Vih/Sida, au centre « Test, Treat and Retain » (TTR) du Bureau municipal de l’hygiène (BMH) de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) à Isotry, depuis janvier. Le Dr Hervé Rabeson, chef de service médical de la CUA tire la sonnette d’alarme. « L’effectif des nouveaux séropositifs a grimpé par rapport à l’année dernière. En 2016, nous n’avons recensé que trois nouveaux cas par mois, en moyenne », souligne-t-il, dans son bureau, jeudi.
Ce service médical a enregistré dix-huit séropositifs sur cinq cents dépistés en janvier, neuf sur quatre cent soixante-dix en février, cinq sur trois cents en mars, cinq sur trois cent vingt en avril et huit sur neuf cents en mai. « Ils sont majoritairement jeunes et de sexe masculin », enchaîne ce médecin.
Décès
Cette hausse des séropositifs est également constatée dans d’autres grandes villes de Madagascar. Il s’agit, entre autres, de Maha­janga, d’Antsiranana, de Toamasina et de Morondava, selon le Dr Miary-Zo Andria­noelina, chef de projet du Secrétariat Exécutif du comité national de lutte contre le Sida (SE-CNLS).
« Un projet financé par le Fonds mondial a permis de multiplier les interventions dans trente-sept villes. Depuis janvier, nous effectuons des sensibilisations auprès des cibles. Nous les amenons par la suite, dans des centres de santé pour effectuer le dépistage », explique-t-elle.
Le Dr Miaro-Zo Andria­noelina précise que le Vih/Sida demeure un problème de santé publique à Madagascar. L’Organisation des Nations-Unies-Sida (ONU-Sida) estimerait à trois mille le nombre de personnes décédées du Sida, en 2016. « Certains arrivent dans des hôpitaux sans savoir qu’ils sont porteurs du virus. Souvent, ils sont dépistés au stade final de la maladie et en meurent », enchaîne-t-elle.
Au BMH Isotry, une fois testés positifs à cette maladie transmissible, les malades sont tout de suite traités et suivis systématiquement. « Si le malade suit le traitement adéquat, son espérance de vie sera égale à 95 %, à celui d’un individu sain. Il peut vivre normalement, avoir des enfants, et ne plus transmettre la maladie », rassurent les médecins.
Miangaly Ralitera

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