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Environnement – Une aide de 35 millions de dollars pour faire face à la crise climatique

Le  ministre  Razafindravahy  et  ses  hôtes  de  l’OPEC  Fund hier  à  Ambohidahy.

Madagascar vient d’être choisi comme pays pilote du projet Middle East Green Initiative financé par l’Arabie Saoudite, oeuvrant pour faire face à la crise climatique actuelle à travers la plantation de milliards d’arbres mais aussi à la préservation des forêts.

Cette annonce a été faite hier par le Senior country manager de l’Opec (Organization of the Petro­- leum Exporting Countries) Fund, Badaoui, lors d’une visite qu’il a effectuée, en compagnie d’une délégation de l’Onudi, chez le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC), Edgard Razafindravahy. Une visite qui a été surtout l’occasion de présenter le projet phare de l’Opec Fund en Afrique.

La Grande île présente en effet des enjeux climatiques très importants, mais aussi parce qu’elle est très exposée aux ravages des cyclones.

L’utilisation positive des hydrocarbures pour protéger l’environnement est essentielle, notamment le Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL). Plu­- sieurs pays africains sont choisis pour développer le concept et Madagascar dont l’engagement s’avère le plus avancé est proposé comme « le pays pilote de cette initiative » selon la déclaration de ce représentant de l’OPEC.

Doté d’une enveloppe de 35 millions de dollars, ce projet fera l’objet d’une signature de Convention entre l’État malgache et l’OPEC incessamment.

En attendant, le ministre Edgard Razafindravahy a rappelé quatre points importants pour le développement industriel du pays, à savoir le développemen t de la production d’éthanol qui, d’ailleurs, a été initié par la Première Dame, Mialy Rajoelina, lors de sa visite à Ambilobe ; le développement de l’agro-foresterie ; le développement de la solution électrique dans les zones pépinières industrielles et l’exploitation du gisement de gaz de Mahaboboka (Toliara) afin d’obtenir un gaz pour la consommation domestique. Tous ces points cadrent avec le projet phare de l’Opec Fund en Afrique qui vient d’être présenté et expliqué au ministre.

Pour la mise en œuvre du projet, tout un programme d’actions sera développé. Un programme qui se décline en trois volets, plus précisément dont : – la cuisson propre qui vise à développer d’autres sources d’énergie pour la cuisson : le Gaz de pétrole liquéfié (GPL), le solaire, l’hydroélectricité, l’éthanol, le four amélioré etc ; – la reforestation en impliquant le secteur privé à travers l’éco­tourisme, agribusiness et protection de l’écosystème malgache ; – la formation et l’entreprenariat féminins, où le temps gagné par les femmes grâce à la cuisson propre sera mis à profit.

Une chance énorme

Le GPL ne figure pas encore dans la priorité du ministère pour plusieurs raisons. D’un, Madagascar veut réduire autant que possible l’utilisation du pétrole et de ses dérivés qui sont tous importés jusqu’ ici. Mais aussi parce que le stockage et le transport du GPL exigent beaucoup d’infrastructures. Il faut trouver le mix énergétique pour réduire l’utilisation de bois de chauffe et préserver ainsi l’environnement et la santé.

La production d’éthanol est une des meilleures solutions actuellement, insiste Edgard Razafindravahy. La canne à sucre, nécessaire à la production d’éthanol, peut être cultivée presque partout à Madagascar. On en tire et le sucre et l’éthanol pour la cuisson. Sans oublier qu’on peut réduire considérablement le coût de transport car chaque région, voire chaque commune, peut produire son propre éthanol. On peut même remplacer la canne à sucre par du manioc pour produire de l’éthanol en fonction des produits agricoles de chaque région. Il s’agit d’une chance énorme pour Madagascar selon le ministre. La méthanisation des déchets pour chaque ville est également une solution à envisager d’autant que les matières premières sont abondantes.

Le représentant de l’OPEC précise que le projet s’étalera sur 8 ans et avec une grande flexibilité pour essayer le maximum de technologie à petite échelle, pour voir ce qui marche le mieux.

Au terme de ses explications, le ministre promet l’utilisation à bon escient des fonds qui seront alloués à son département.

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