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Affaire CNaPS – Raoul Arizaka Rabekoto en liberté ?

Raoul Arizaka Rabekoto, ancien directeur général de la CNaPS.

Depuis le week-end, le compte Facebook du président élu est de nouveau actif. L’ancien directeur général de la CNAPS aurait-il été libéré ?

Un détail qui fait tilt. Same­di, la photo de couverture du compte Facebook de Raoul Arizaka Rabekoto, ancien directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNAPS), et président élu de la Fédération malgache de football (FMF), a été changée. Depuis, c’est une photo de lui, les yeux fermés, le visage visible­- ment serein et apaisé, avec les mains en prière qui est affichée.

Cette reprise d’activité de l’ancien patron de la CNAPS amène des questionnements sur sa situation actuelle. Les dernières informations le concernant remontent à novembre et décembre 2021. Le 19 novembre, comme le confirme une note du ministère des Affaires étrangères, qui date du 30 décembre, Raoul Arizaka Rabekoto a été arrêté par les autorités béninoises. La missive que le siège de la diplomatie malgache a adressée à la Fédération internationale de football association (FIFA), et la Confédération africaine de football (CAF), affirme qu’il est détenu à Cotonou, capitale économique du Bénin.

Demande rejetée ?

Une question s’impose alors, Raoul Arizaka Rabekoto a-t-il recouvré la liberté. S’en tenir à une reprise d’activité de son compte Facebook, afin de tirer des conclusions, pourrait être hâtive. En novembre 2021, pourtant, des indiscrétions avaient confié qu’il n’a plus été joignable depuis son interpellation au Bénin.

Le président élu de la FMF a été arrêté au Bénin alors qu’il était mandaté par la FIFA comme médiateur pour solutionner un différend entre fédérations, suite aux matchs de qualification de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Selon la note du ministère des Affaires étrangères, les autorités policières béninoises “en application de la notice rouge émise par l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC), communément abrégé en INTERPOL”. Il s’agit d’un acte émis contre les fugitifs recherchés dans le cadre de poursuite ou afin qu’ils purgent leur peine.

Con tac té, Solo fohery Razafindrakoto, procureur du second degré du Pôle anticorruption d’Antananarivo (PAC), affirme ne pas avoir de nouvelles informations au sujet du président élu de la FMF. Entité judiciaire ayant traité l’affaire CNAPS, le PAC d’Antananarivo a émis une demande d’extradition de Raoul Arizaka Rabekoto, dès le lendemain de son arrestation au Bénin. Une demande qui est toujours en attente d’une réponse des autorités béninoises, jusqu’ici.

La Cour criminelle du PAC d’Antananarivo a condamné Raoul Arizaka Rabekoto à une peine de dix ans de travaux forcés assortie d’une amende de 500 millions d’ariary, entre autres. Il a été reconnu coupable de détournement de deniers publics, du temps où il était directeur général de la CNAPS. Une condamnation par contumace, toutefois, car durant l’instruction de l’affaire, le président élu de la FMF a pris la poudre d’escampette et s’est installé en Europe. Jusqu’à son arrestation au Bénin, il a pu prendre ses distances avec ses tourmentes judiciaires dans la Grande île.

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