Les deux cent cinquante mille doses de vaccin AstraZeneca/ Covishield ont été réceptionnées samedi à Ivato. Mais beaucoup d’incertitudes entourent la campagne. Jusqu’ici le président de la République ne s’est jamais prononcé quant au nom du vaccin que Madagascar allait importer. Andry Rajoelina n’a jamais été chaud pour le vaccin. C’est une délégation conduite par le ministre de la Santé qui a accueilli la cargaison à Ivato. Mais l’ampleur de la deuxième vague de Covid-19 et une certaine pression nationale et internationale l’ont obligé à lâcher du lest. Il a laissé à l’Academie de médecine le soin de décider. Quatre noms de vaccin ont été alors retenus. Les deux cent cinquante mille doses arrivées samedi font partie de l’initiative Covax de l’OMS. Elles sont destinées comme partout ailleurs aux personnels de santé, aux forces de l’ordre, aux personnes vulnérables et aux personnes âgées de plus de 70 ans. Tout compte fait, une infime partie de la population. D’autres vaccins sont prévus plus tard selon un communiqué conjoint des membres du mécanisme Covax, à savoir, l’OMS, l’UNICEF, l’Alliance du vaccin Gavin et la coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies ( CEPI). L’objectif est de vacciner 20% de la population. Champion du monde L’opinion est ainsi partagée vu ce qui se passe dans le monde à propos de ce vaccin. Des pays comme l’Inde, la Grande-Bretagne, l’Afrique du Sud et le Danemark ont abandonné l’utilisation de ce vaccin après le constat de quelques cas de thrombose. La vaccination est facultative. Ce qui va encore réduire le nombre de ceux qui veulent se faire immuniser. L’OMS précise néanmoins que « les bénéfices du vaccin sont supérieurs au risque ». La portée du vaccin sera donc forcément limitée. Il va protéger les personnels soignants et les forces de l’ordre mais leurs familles et la population resteront exposées. Or, il faut avoir vacciné 70% de la population pour pouvoir espérer juguler la transmission du virus. Ce qui mettra beaucoup de temps et de moyens. L’Inde, où l’on enregistre trois cent mille cas par jour et quatre mille morts par jour, a un taux de vaccination de 2%. C’est pourtant le champion du monde en la matière. Si on n’arrive pas à vacciner la majeure partie de la population, la campagne risque d’être vaine. Et comme aucun vaccin n’est fiable à 100%, rien ne dit que ceux qui sont vaccinés sont totalement immunisés. Or selon une scientifique de l’OMS, « plus le virus se réplique, se diffuse et se transmet, plus le risque de mutation et d’adaptation augmente». Un médecin malgache confirme. « Il est plus intéressant de vacciner tout le monde dans une communauté comme Nosy Be que de vacciner une ou deux catégories de personne dans une grande agglomération si l’on veut avoir des résultats probants ». La même scientifique de l’OMS révèle que les variants peuvent devenir résistants aux vaccins qui existent actuellement. Et le variant B.1 617 détecté en Inde, présente des mutations qui augmentent les transmissions et qui peuvent ainsi potentiellement le rendre résistant aux anticorps qui se sont développés grâce à la vaccination ou à une contamination naturelle. Autrement dit la vaccination n’offre pas une garantie 100% de non contamination ou de transmission. La position du président de la République trouverait alors sa justification dans cette thèse.
Les deux cent cinquante mille doses de vaccin AstraZeneca/ Covishield ont été réceptionnées samedi à Ivato. Mais beaucoup d’incertitudes entourent la campagne. Jusqu’ici le président de la République ne s’est jamais prononcé quant au nom du vaccin que Madagascar allait importer. Andry Rajoelina n’a jamais été chaud pour le vaccin. C’est une délégation conduite par le ministre de la Santé qui a accueilli la cargaison à Ivato. Mais l’ampleur de la deuxième vague de Covid-19 et une certaine pression nationale et internationale l’ont obligé à lâcher du lest. Il a laissé à l’Academie de médecine le soin de décider. Quatre noms de vaccin ont été alors retenus. Les deux cent cinquante mille doses arrivées samedi font partie de l’initiative Covax de l’OMS. Elles sont destinées comme partout ailleurs aux personnels de santé, aux forces de l’ordre, aux personnes vulnérables et aux personnes âgées de plus de 70 ans. Tout compte fait, une infime partie de la population. D’autres vaccins sont prévus plus tard selon un communiqué conjoint des membres du mécanisme Covax, à savoir, l’OMS, l’UNICEF, l’Alliance du vaccin Gavin et la coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies ( CEPI). L’objectif est de vacciner 20% de la population. Champion du monde L’opinion est ainsi partagée vu ce qui se passe dans le monde à propos de ce vaccin. Des pays comme l’Inde, la Grande-Bretagne, l’Afrique du Sud et le Danemark ont abandonné l’utilisation de ce vaccin après le constat de quelques cas de thrombose. La vaccination est facultative. Ce qui va encore réduire le nombre de ceux qui veulent se faire immuniser. L’OMS précise néanmoins que « les bénéfices du vaccin sont supérieurs au risque ». La portée du vaccin sera donc forcément limitée. Il va protéger les personnels soignants et les forces de l’ordre mais leurs familles et la population resteront exposées. Or, il faut avoir vacciné 70% de la population pour pouvoir espérer juguler la transmission du virus. Ce qui mettra beaucoup de temps et de moyens. L’Inde, où l’on enregistre trois cent mille cas par jour et quatre mille morts par jour, a un taux de vaccination de 2%. C’est pourtant le champion du monde en la matière. Si on n’arrive pas à vacciner la majeure partie de la population, la campagne risque d’être vaine. Et comme aucun vaccin n’est fiable à 100%, rien ne dit que ceux qui sont vaccinés sont totalement immunisés. Or selon une scientifique de l’OMS, « plus le virus se réplique, se diffuse et se transmet, plus le risque de mutation et d’adaptation augmente». Un médecin malgache confirme. « Il est plus intéressant de vacciner tout le monde dans une communauté comme Nosy Be que de vacciner une ou deux catégories de personne dans une grande agglomération si l’on veut avoir des résultats probants ». La même scientifique de l’OMS révèle que les variants peuvent devenir résistants aux vaccins qui existent actuellement. Et le variant B.1 617 détecté en Inde, présente des mutations qui augmentent les transmissions et qui peuvent ainsi potentiellement le rendre résistant aux anticorps qui se sont développés grâce à la vaccination ou à une contamination naturelle. Autrement dit la vaccination n’offre pas une garantie 100% de non contamination ou de transmission. La position du président de la République trouverait alors sa justification dans cette thèse.