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Relance – Le secteur minier sauve les meubles

Les  activités  ont  repris,  depuis  quelques  semaines, sur  le  site  industriel  du  projet  Ambatovy.

Bien qu’émoussé par la crise sanitaire, le secteur extractif et minier présente un bilan positif. Il s’aligne même comme une des filières clé de la relance économique post Covid.

Un secteur pilier de la relance économique et de l’émergence. C’est ainsi que le ministère des Mines et des ressources stratégiques, présente la filière industrie extractive et exploitation minière. Une ligne défendue durant la présentation, par visioconférence, jeudi, du bilan de l’exercice 2020 de ce département.

Face à ses interlocuteurs, Fidiniavo Ravokatra, ministre des Mines et des ressources stratégiques, a défendu un « bilan positif », du secteur se trouvant sous sa tutelle. Dans un communiqué de presse, le département ministériel soutient, « le secteur extractif figure parmi les secteurs clés pour la relance économique, notamment, en cette période de relèvement post Covid-19. Les résultats de l’année 2020 le confirment ».

Si la crise sanitaire a mis à terre plusieurs secteurs économiques, cela ne semble pas le cas pour le secteur des mines et des ressources stratégiques. Bien que des activités comme celles du projet Ambatovy ont été à l’arrêt durant plusieurs mois, les chiffres présentés dans le rapport ministériel indiquent que la filière est restée debout. À une certaine mesure, elle a maintenu à flot le pays sur le volet macro-économique.

Pour la période 2019 – 2020, les rentrées non fiscales constituées par les recettes des redevances et ristournes minières s’élèvent à plus de 57 milliards d’ariary, dont plus de 26 milliards d’ariary pour l’année 2020. Un apport au financement des projets de développement local, à travers les ristournes versées au Collectivités territoriales décentralisées (CTD), d’un montant de plus de 12 mil­liards d’ariary, est aussi, souligné.

Relance de la filière pétrole

Dans le tableau du bilan présenté jeudi, est également, inscrite la constitution d’une réserve d’or de 177 kilos, à la Banque centrale, à la fin de l’année 2020. En tout, près de 590 000 tonnes de produits miniers, toutes substances confondues ont été exportés l’année dernière. En conséquence, les recettes y afférentes enregistrés dans les caisses de l’État s’élèvent à un peu plus de 1 880 milliards d’ariary.

Le ministère des Mines et des ressources stratégiques défend ainsi que, malgré la crise, les résultats enregistrés dépassent les prévisions de départ. La reprise des activités des grands investissements miniers comme le projet Ambatovy, devront donc gonfler encore plus les recettes étatiques. La suspension de la production et de l’exportation à Ambatovy a, toutefois, grandement contribué à la dévaluation de l’ariary.

Les conséquences de la suspension des activités d’Ambatovy démontrent le poids des grands investissements miniers dans le système macro-économique. Aussi, le ministère des Minies envisage de relancer la filière exploitation pétrolière. Durant l’événement de jeudi, la préparation de dossiers techniques « pour la promotion de quarante quatre blocs pétroliers », a été soulevée. Une « Lettre de politique nationale pétrolière », es t aussi en gestation.

S’il sauve les meubles en cette période de crise, le secteur des mines et des ressources stratégiques devrait ainsi, être mieux formalisé pour réellement être un pilier de la relance et de l’émergence. D’autant plus que des activités comme le tourisme risquent de mettre beaucoup de temps à se relever. Il faudra, toutefois, renforcer la lutte contre les activités informelles et surtout, illicites.

L’affaire des 73 kilos d’or saisis en Afrique du Sud démontre qu’une bonne partie des ressources minières finissent sur le circuit illégal. Dans le rapport du ministère des Mines, un point important a aussi, été soulevé. Afin gagner en valeur ajoutée, il faudra concrétiser les programmes de transformation locale des produits bruts.

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