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Stagnation du covid-19 – Zéro cas positif sur cent cinquante résultats de dépistage

La désinfection des endroits à risque continue.

Les résultats de cent cinquante à deux cents tests par jour sont disponibles, et s’agissant d’hier, les statistiques conduisent à néant le cas nouveau de guérison ou de détection du coronavirus.

Vérification stricte. C’est en pleine journée rythmée entre le contact téléphonique permanent avec les équipes médicales de cinq hôpitaux et l’organisation de visioconférences avec des médecins de l’espace francophone, que la Pr Hanta Marie Danielle Vololontiana affirme, « la prudence malgré l’inexistence de cas révélé de guérison et de confirmation de porteurs du covid-19 ». La professeure intervient à partir du siège du centre de commande- ­ment opérationnel de la lutte contre le covid-19 à Mamory ­Ivato. Hier, la pandémie a connu une stagnation en termes de cas découverts. « Il faut avouer qu’à peu près cent cinquante à deux cents résultats de tests sont réalisés chaque jour au niveau de l’Institut Pasteur. Autour de cent cinquante résultats obtenus, aucun cas positif n’a été constaté, de même aucun patient n’a répondu aux critères de guérison ». à travers une descente dans les hôpitaux où sont détenus les malades et à l’aide de correspondances téléphoniques, la Pr Hanta Marie Danielle Vololontiana affirme « devoir vérifier l’état de santé de chaque malade ». Selon elle, « le patient a le dernier mot par rapport au traitement qu’on lui administre. Dans la pratique médicale, le consentement éclairé du malade par rapport aux soins qu’on lui applique est capital ». Quatre-vingt-deux personnes déclarées porteuses du covid-19 restent tout de même hospitalisées dont l’artiste Tence Mena. Celle-ci revendique « les dossiers physiques confirmant son véritable état de santé car elle ne tousse pas et ne présente aucun symptôme ».

Traitement de confort

« Des essais cliniques sont entamés partout dans le monde et aucun médicament confirmé scientifiquement n’a été découvert par les équipes de recherches médicales jusque-là. Mais les essais cliniques ont lieu afin de conclure à la véracité des vertus d’un remède découvert. Personnellement, j’utilise déjà des huiles essentielles à titre préventif depuis longtemps. On en a discuté avec le président de la République », confie la Pr Hanta Marie Danielle Vololontiana. Du côté des citoyens, la réaction par rapport à la consécration des plantes médicinales locales et des huiles essentielles placées à la base du remède à développer à Madagascar, a suscité une confiance vis-à-vis des pouvoirs publics. « L’hydro­xy­- choloroquine et la chloroquine restent utilisées pour le traitement standard dans plusieurs pays. Un traitement que j’appelle additif peut avoir des composantes naturelles », explique la Pr Hanta Marie Danielle Vololontiana. D’après elle, « chez les malades, toute substance prise se fait en concertation avec les médecins, et de jour en jour il faut s’attendre à l’évolution ou non de la pandémie ». Spécialisée dans l’étude des molécules, la Pr Vololon­tiana évoque « l’existence de traitement de confort consistant à prévenir la maladie ou à stabiliser l’état de santé d’un malade».