Accueil » Politique » Discorde sur la précampagne – La réforme des lois électorales suggérée
Politique

Discorde sur la précampagne – La réforme des lois électorales suggérée

Jean Eric Rakotoarisoa explique que la modification des textes sur la précampagne est nécessaire.

La sphère politique se renvoie la balle sur la conformité aux textes électoraux pendant la précampagne. Si la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) se base sur la manière dont les candidats sont autorisés à fréquenter les électeurs par l’intermédiaire de la déclaration publique de la candidature ou la réalisation des actions sociales, la société civile, quant à elle, n’apprécie pas la mobilisation abusive des partis politiques. Dans un autre côté, les candidats retenus sur la liste des partants pour les législatives de 27 mai ne considèrent pas l’apparition devant le public comme une transgression à la loi.
À laisser entendre que l’application des dispositions légales en matière de précampagne est mal comprise par les politiciens à Mada­gascar, Jean Eric Rakotoarisoa, Président de la Haute Cour Constitution­nelle (HCC) a expliqué que la modification des textes sur la précampagne est souhaitable afin d’éviter le discorde. « Même au niveau de la terminologie, l’appréciation du sens de la précampagne pose un problème. La campagne officielle et la précampagne simple se confondent ainsi. Le mieux serait d’adopter une nouvelle loi qui autorise les candidats à s’exprimer librement dans un délai favorable. Cette méthode est appliquée aux Etats-Unis où les candidats disposent de deux ans, avant l’élection, pour présenter leur programme aux électeurs », suggère le numéro Un de la HCC.
À chaque processus électoral, la HCC prend l’initiative de rappeler aux candidats les règles du jeu sur l’élection. Mais cela n’empêche pas que les camps politiques renforcent leur stratégie à leur guise. La mobilisation similaire à une campagne légale est pointée du doigt ces derniers temps. Certains candidats dépassent les limites afin d’attirer tacitement les électeurs à voter pour eux. « Ce genre de situation est parfois difficile à maitriser. C’est ainsi que la HCC n’agit pas que dans le cadre de la campagne indiquée sur le calendrier électoral », ajoute Jean Eric Rakotoarisoa.
Bien que la non-conformité aux textes électoraux constitue une disqualification des candidats pendant le processus électoral, son application n’est pas effective jusqu’à présent.

 

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

Voir aussi