Manifestation - La Solidarité Syndicale hausse le ton


Les syndicalistes membres du SSM se sont réunis, hier, devant le tribunal. Ils ont exposé leur mécontentement par rapport aux illégalités dans leur travail. Différents syndicats de la Solidarité Syndicale de Madagascar (SSM) se sont retrouvés devant le tribunal à Anosy hier, pour exprimer leur mécontentement face aux différents cas d'intimidation qui leur sont infligés. L'objectif de la manifestation d'hier était d'élever la voix des employés et fonctionnaires victimes des illégalités qu'ils subissent. « Nous avons fait l'effort d'approcher différents responsables, pourtant on ne nous a pas écoutés. Nous avons regroupé tous les syndicats en ce lieu aujourd'hui pour tirer la sonnette d'alarme, et pour que chacun puisse exposer ce qu'il endure, et témoigner ainsi cette solidarité », a indiqué la présidente de la Soladarité Syndicale, Fanirisoa Ernaivo. Les secteurs public et privé ont été représentés par différents syndicats lors de cette grève de solidarité. Selon le secrétaire général du SSM, Barison Rakotomanana, c'est dans le secteur privé que l'on retrouve le pire. « Ces derniers temps, on a constaté que les cas de chômage technique étaient répétitifs. On envoie les employés en chômage technique pour un mois, avant de revenir travailler ensuite. Pourtant, ils ne peuvent pas chercher de travail ailleurs pendant ce temps », a-t-il soutenu. Pour cette fois, la manifestation a pris la forme de grève de solidarité. « Nous n'avons pas invité les syndicalistes qui travaillent encore. Pour l'heure, il n'y a que les personnes qui sont en congé ou qui n'ont pas de travail », a confié le secrétaire général du SSM. Véhémence Du côté du secteur public, le règlement des différentes indemnités et avancements ainsi que le problème de la coupure de salaire des fonctionnaires restent encore à résoudre. La prochaine manifestation aura lieu le 1er mai. Lors des entretiens avec la présidente et le secrétaire général du SSM, les syndicalistes ont ensemble élevé leur voix pour crier « Payez les avancements, baissez les tarifs de la Jirama » pour attirer l'attention des passants, tandis que des éléments des forces de l'ordre ont circulé sur les lieux pour garder un œil sur la sécurité de tous. Un peu plus d'une heure après ces entretiens, l’on a découvert une quantité de poudre lacrymogène dans le véhicule de Fanirisoa Ernaivo. Elle aurait été introduite à travers la vitre entr’ouverte du véhicule. Les curieux qui s'y sont approchés ont eu les larmes aux yeux. « Nous ne savons pas qui en est l'auteur. Nous avons demandé aux éléments de l'Emmo-Reg présents de venir vérifier ce qui se passe, mais ils n'ont pas voulu », a déclaré la présidente de la Solidarité Syndicale. Loïc Raveloson
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